Maui

Au commencement des temps, le soleil voyageait beaucoup plus rapidement à travers le ciel, de sorte que les jours étaient très courts.

Alors Maui réfléchit à un stratagème pour ralentir la course du soleil, Lui et ses frères tressent des cordes solides de lin, et voyagent vers l'Est jusqu'au bout du monde, où ils tendent un piège. Puis, quand le soleil se lève, les frères de Maui tiennent fermement les cordes et prennent Tama, le dieu-soleil, au piège. Tama se débat, mais les frères de Maui tiennent bon. 
Ensuite, les frères s'en vont, laissant Tama grièvement blessé et sans forces, le poussant ainsi à voyager lentement à travers le ciel....

Tangaloa


             Tangaloa était le dieu du ciel. Sina était sa fille. Tuli était l'oiseau de Sina. Un soir, comme d'habitude, Tuli remonte au ciel, après avoir erré tout le jour, comme à son habitude. Il est bien fatigué : Sur quoi aurait-il pu se reposer, puisqu'il n'existe que l'océan ? 

          L'oiseau se décide à aller plaider devant Tangaloa, le grand dieu ... Il le supplie de bien vouloir lui préparer sur la mer un endroit où il puisse se reposer en plein jour. 


         


           

    

La légende des vagues

Tout le jour, le vent avait soufflé sur la mer. Et la mer s’était faite grise sous le ciel gris. Toute la journée, les vagues s’étaient lancées à l’assaut de la plage et de la falaise, arrachant sables et pierres.
Mais sous le sable, il y avait encore du sable. Et derrière la pierre, il y avait encore de la pierre. Et la mer vaincue, lasse, s’était retirée avec le jour.
Maintenant, calme, elle brillait sous les étoiles. Seules, le long du récif, quelques vagues folles faisaient résonner le corail, dans le vain espoir d’atteindre la lune.
Taaora, le grand, avait créé la mer lisse, comme un immense bloc de glace, sans rides, sans mouvements. Et elle s’ennuyait, la mer. Ce n’est pas gai d’être une chose inanimée, figée. Elle résolut de voyager, de dépasser ses frontières. Et elle se mit à monter doucement, doucement, pour recouvrir le monde entier.

Elle savait que cela lui était défendu. Elle avait droit à la moitié du monde, l’autre moitié appartenait aux pierres, aux arbres, aux hommes. Aussi choisissait-elle les nuits les plus sombres, les plus noires. Et elle engloutissait sans bruit les vallées et les montagnes, avec les maisons des hommes....