Les statuettes Tanagra

 C'est seulement à partir de l'Antiquité gréco-romaine qu'on porte des chapeaux en feutre ou en paille. De nombreuses oeuvres artistiques ou artisanales (vases peints, terres cuites) donnent un large aperçu de ces coiffures.
Ainsi les statuettes de Tanagra figurent-elles des Grecques portant, la tholia, le chapeau de paille à fond pointu semblable à l'actuel chapeau niçois...

Ces figurines étaient peintes de couleurs généralement mates, blanc, rouge, bleu, mais parfois aussi de rehauts dorés. Les moules étaient constitués de plusieurs éléments que l'on pouvait assembler différemment afin d'obtenir des variantes. De très nombreux exemplaires proviennent de la fouille de nécropoles mais on ne saurait leur accorder un simple rôle funéraire: ces objets étaient également destinés à la décoration des maisons.

Le cavalier du Louvre

 Ce chapeau est plus qu'un chapeau. C'est une sorte d'hélice propulsive couchée, noire comme la nuit, un huit posé sur la tête et enfoncé exprès pour laisser passer le regard, écrit P.Sollers.    Au dos du portrait, une inscription : Potrtrait de Vivant Denon,le fondateur du musée du Louvre, qui a rapporté de la campagne d'Egypte des gravures saisissantes...

Sollers poursuit : Il est de trois quarts gauche, souriant, cheveux mi-longs et poudrés, coiffé d'un grand chapeau noir. Emplissant toute la partie supérieure de la toile, on pourrait croire que c'est celui d'un grave écclésiastique, n'était le mouvement qui en fait aussitôt le couvre-chef d'un aventurier qu'on imagine à cheval...Ce chapeau a dû lui plaire: il se représente une autre fois, en train de dessiner une vue du château de Germolles , près de Givry où il est né en Bourgogne..

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Chapeaux masculins au 20ème siècle

 

Au début du 20ème siècle, la sobriété est de rigueur pour les hommes. La mode vient d'Angleterre avec un chapeau élégant en soie, plus ou moins haut et cylindrique, à bords plus ou moins larges. Le haut-de-forme reste jusqu'en 1914 le chapeau par excellence des classes aisées. Quant aux classes laborieuses, elles se distinguent par le port de la casquette munie d'une visière et emboîtant plus ou moins la tête, pour se protéger du froid...

Les chapeaux du siècle dernier

 

 

 Au tout début du siècle dernier, les chapeaux féminins sont immenses et à garnitures de plumes  et de fleurs. Puis la silhouette s'affine et sous l'influence de Paul Poiret et Coco Chanel, les exigences de la vie moderne aidant, de nouveaux chapeaux apparaissent - le chapeau cloche- à côté de la capeline et la toque...

 

 La mode est à la confection de petits chapeaux originaux posés très bas sur le front. Ceux de Coco Chanel étaient comme ses vêtements, inhabituels  tant par la pureté de leur ligne que par leur élégance. Ses créations, débarrassées de plumes d'autruche et autre froufrou volumineux commencent à être appréciées pour leur exquise simplicité...

Chapeaux et folklore

 

Dans l'arsenal du folklore, le chapeau de paille relève souvent de l'artisanat. La meilleure paille est celle de blé, mais on utilise aussi celle de seigle, d'orge ou de riz:  on compose des tresses que l'on  enroule en spirales.. Les chapeaux de paille d'Italie sont particulièrement renommés.

Les chapeaux en tissu sont souples ou moulés sur une toile semi-rigide, en forme. Ils peuvent supporter une grande variété d'éléments décoratifs.

Coiffe régionale

 

Différentes d'une province, d'une région à l'autre, c'est à partir du 18ème siècle que les coiffes prennent leur forme actuelle. Ces coiffes populaires peuvent être des coiffes à clefs. Elles sont alors l'emblème d'un état social ( célibataires, mariées ou veuves ne portent pas la même coiffe) voire d'une confession religieuse ( ruban rouge des Alsaciennes en pays catholique et noir en pays protestant).

De génération en génération, les coiffes régionales évoluent selon les goûts et les milieux : la coiffe bigouden s'est peu à peu simplifiée pour en arriver à une tour de dentelle alors que d'autres  coiffes  rappellent le hennin du Moyen Age, avec des variantes certes, mais toujours la coiffe fétiche de la reine Isabeau de Bavière...

A la Valentinois

 

Les fleurs piquées dans la coiffure de cette gitane, originaire de Grenade et peinte par Gaston Vuillier, rappellent, en plus modeste, la coiffe que portait la duchesse de Valentinois. Elle exerçait à la cour une telle  domination que même la reine Catherine de Médicis fut contrainte de l'accepter comme dame d'honnneur. Le roi Henri II en fit sa favorite...

La coiffure traditionnelle, faite de trois chignons plats, tressés ou non et  rehaussée d'un peigne à mantille est agrémentée de perles sur la tête d'une reine. Il en est de même pour Gabrielle d'Estrées, favorite du roi Henri IV....