Fables sur les îles

Les fables sur les îles, nous dit Umberto Eco dans un "écrit occasionnel" de 2011 se partagent entre celles qui nous demandent de feindre que l'île existe - disons que ce sont les îles de Jules Verne ou de Stevenson - et celles qui nous parlent d'une île qui n'existe pas par définition et seulement pour affirmer la puissance des fables - et telle est l'île de Peter Pan.

Cela explique la fortune et le charme des insulaires, sorte de recueils recensant toutes les iles  du monde connu - genre très populaire aux 15ème et 16ème siècles - de celles connues à celles évoquées par de vagues legendes. Ces livres, à leur manière tendaient à un maximum de précision géographique et ils oscillaient entre récit traditionnel et compte rendu de voyage.

Car le charme des îles, c'est justement de se perdre. Gare à les retrouver du premier coup, comme un malheureux  ferry partant de Civitavecchia vers la Sardaigne..

 

Cagliari en Sardaigne

Soudain, une percée dans les nuages découvre les couleurs des maisons, des toits et des façades, allant du jaune ocré au rose soutenu...La ville est à flanc de montagne avec deux tours imposantes, celle de l'éléphant et celle de St Pancrace. Un porche s'entrouvre: un édifice du 14ème siècle . En témoignent des sous-bassements en briques et des plafonds en bois à caissons.La Pinacothèque où des Madones trônent au milieu des vestiges de la ville aragonnaise....

Aux portes de Cagliari, des marais salants abandonnés hébergent des flamands roses. Une longue promenade conduit à la plage des poètes où, l'été les gens construisent des baraques de fortune et passent la journée au bord de la mer....

Iglesias

Dans la vieille ville fortifiée, aux charmantes places, la cathédrale Santa Maria, construite en pierrre volcanique est surmontée d'un dôme aux tuiles vernissées...

A Cerruti, une nécropole dominée par un Nuraghi, sorte de tour de guêt gênoise, surplombe la montagne jusqu'au bord de mer, parsemé d'éoliennes.

Toute une génération d'Italiens est venue en Sardaigne à la recherche de minerais (zinc, fer, cuivre) comme ceux du Klondike, qui sont partis au Canada pour faire fortune...

Bosa

Dans la vieille ville sur la via del  Carmine, pavée de galets   s'élèvent de hautes maisons colorées en pastel. La rivière Terno, qui traverse Bosa, se jette dans la mer toute proche.

La mer est belle et le sable fin. Un pêcheur a lancé ses lignes depuis la plage.

On apprécie  mieux la vue sur le chateau et les petites maisons de toutes les couleurs, à l'écart de la ville.

Chaque été, des bateaux descendent le long du fleuve en une sorte de retraite aux flambeaux et toute la ville est illuminée...

Alghero

Charles Quint s'était écrié à la vue de cette petite ville : " gracieuse, par ma foi et bien assise."

Gaston Vuillier, aquarelliste à la revue le Tour du monde, lors de sa visite d'Alghero écrit : " Je ne suis plus en Sardaigne, j'ai l'illusion de la Catalogne. Je prends le chemin de ronde qui fait le tour de la ville et je vais  m'isoler sur la côte rocheuse. Là, assis, sur le rivage, j'ai devant les yeux cette antique cité enserrée de remparts, d'où émergent des clochers gothiques, des campaniles, des dômes, les bastions d'une citadelle...."

Sassari

Découverte, sans doute, de la plus belle ville de Sardaigne, qui s'apparente à Naples ou Palerme.

Sassari avec ses églises baroques, Madonna del Rosario, son dôme et ses places majestueuses aux hautes maisons couleur pastel. La richesse de son passé constitue un concentré d'histoire sarde et italienne

La présence de l'université, la première en Sardaigne depuis le 16ème siècle, contribua à son développement...

  • musée du Siam-Cagliari

    Porcelaine de Chine du 18ème siècle
    céramique du Japon 19ème siècle

  • Lampe art déco

    Opaline rose et bleue

  • Patio à Alghero

    Citronnier et oranger dans un patio aux murs colorés en jaune