Don Quichotte de la mancha

Dans une bourgade de la Mancha, une province d'Espagne, vivait autrefois un gentilhomme du nom de Don Quichotte, qui passait  tout son temps à la chasse. Or, il advint que Don Quichotte prit soudain goût à la lecture de  romans de chevalerie. Jamais on ne le voyait qu'avec un livre à la main, mais il croyait que tout ce qu'il lisait était vraiment arrivé et ne doutait pas de la réalité des héros les plus fabuleux, ni des évènements prodigieux de leur existence. Il en vint à perdre l'esprit et à vivre en pleine extravagance...

Quand le peu de raison qui lui restait se fut évanoui, un grand dessein se fit jour dans sa pensée.Il estima qu'il se devait à lui-même de se faire chevalier errant et de parcourir le monde, en bravant tous les dangers. Sans tarder, il grimpa au grenier et y dénicha les armes de son aïeul : une armure toute rouillée, qu'il fourbit ainsi que le casque qu'il eut soin de consolider avec de légères bandes de fer... Quant à son cheval, qui n'avait pas belle allure, il le baptisa Rossinante et  rencontra une fille de campagne nommée  dame Dulcinée.

L'adoubement

 

Un beau matin de juillet, un peu avant le jour, Don quichotte s'arma de pied en cap, se saisit de sa lance et de son bouclier, enfourcha Rossinante et sortit par une petite porte  qui ouvrait sur les champs.

Mais il se souvint qu'il n'était pas armé chevalier. Il poursuivit son chemin et chevaucha tout le jour. Le crépuscule était proche quandune hôtellerie s'offrit à sa vue. Mais il crut avoir devant les yeux quelque château d'allure seigneuriale et, après le repas, Don quichotte demanda à l'aubergiste de l'adouber dans les règles de l'art. La veillée des armes eut lieu dans la cour. Avec le livre qui lui servait à marquer la paille et l'avoine qu'il donnait aux muletiers, l'aubergiste  s'écria: "Je te fais chevalier."..

Sancho Pança

Le jour commençait à paraître quand Don Quichotte sortit de l'hôtellerie et prit le chemin pour retourner à sa demeure.... A la tombée du jour, ils arrivèrent en vue du village.Depuis la fuite du gentilhomme, sa demeure était en émoi. Tous les romans de chevalerie furent jetés par la fenêtre.Mais Don Quichotte était bien loin d'avoir renoncé à la chevalerie. Par ses discours et ses promesses, il entortilla un brave paysan et lui proposa d'entrer à son service en tant qu'écuyer....

En pleine nuit, dans le secret le plus profond, le Chevalier et son écuyer, Sancho Pança quittèrent le village. Le jour s'étant levé, ils découvrirent d'assez loin trente ou quatrante moulins à vent.

Prenez garde, dit Sancho Pança, ce que vous voyez là ne sont pas des géants, mais des moulins à vent et ce qui parait des bras sont leurs ailes que le vent fait tourner...

le chevalier de la Blanche Lune

" Ah Seigneur ! Ne vous avais-je pas dit que c'étaient des moulins à vent ? "

-Tais-toi, ami Sancho, répliqua Don Quichotte, j'ai dû être le jouet de quelque enchanteur, qui a changé les géants en moulins à vent......

On arriva au village où Don quichotte avait toujours vécu. C'était dimanche et tous les habitants étaient assemblés sur la place. Don Quichotte, en arrivant au chateau, fut honoré d'une réception splendide....

Un matin que Don Quichotte se promenait au bord de la mer, il vit venir à lui le chevalier de la Blanche Lune ( alias son ami  le barbier) pour le provoquer en combat singulier, ce qu'il fit mais il se montra magnanime et, le soir même, Don Quichotte,ayant recouvré la raison, expira....