chevaux sauvages

Désormais il n’est de soir où je ne me répète cette phrase : «Days run away like wild horses over the hills. «Les jours s’enfuient comme des chevaux sauvages par-dessus les collines". Cette phrase qui revient sans cesse, et que je répète, à la façon d’un mantra, est en fait le titre d’un poème de Charles Bukowski, ce  « Rabelais des caniveaux » qui a écrit trente volumes de poèmes, peut-être le meilleur de son œuvre.   «Days run away like wild horses over the hills», LES JOURS S’ENFUIENT COMME DES CHEVAUX SAUVAGES PAR-DESSUS LES COLLINES. Quand j’entends cette musique-là, je me dis qu’il faut toujours dire la fin des choses avec poésie. L’image est ici à la fois belle et dramatique, elle se déploie avec une sorte de liberté souveraine et la noblesse des choses animales et indociles. Elle rassemble en quelques mots tout le mouvement du temps et de l’espace qui nous est brièvement imparti.  La vie nous échappe, mais elle le fait avec élégance et splendeur. Elle n’est pas si domestique que nous croyons. Si elle fuit, c’est le regard tourné vers l’horizon. C’est une fuite magnifique. Elle est ainsi faite d’une sauvage liberté que nous ne comprenons pas tout à fait. J.F.Duval

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