les déserts de sable

Contrairement au salar d’Uyuni en Bolivie, ce n’est pas le sel qui confère au désert de White Sand au Mexique, des allures de piste de ski mais bien une une roche calcaire : le gypse. Avec ses 715 km², Il s’agit d’ailleurs du plus grand désert de ce type au monde.

Au sud-est de l’Afrique, bordé par les eaux cristallines de l’océan Atlantique, le désert du Namib est considéré comme le plus vieux au monde. Cette terre aride offre un spectacle surréaliste.  Les plus hautes dunes de sable au monde (celles de Sossusvlei atteignent 300 mètres d’altitude) expérimentent, tour à tour, toutes les nuances du rouge à l’ocre, pour un camaïeu exaltant. Ici et là, quelques espèces de plantes endémiques, comme le welwitschia mirabilis, une gigantesque racine recouverte de quatre feuilles, ont fait fi du manque d’eau, et ajoutent une pointe de verdure...

Au nord-est du Chili, le désert d’Atacama suspend le temps à son chapelet de paysages infini. Au milieu de cette terre rougeâtre asséchée par l’aridité apparaît soudain, comme par enchantement, une lagune dont l’eau turquoise fait le bonheur des flamants roses. Au loin, sous les rayons du soleil, les étendues de sel à la blancheur immaculée finissent de nous éblouir pendant que le bruit sourd des geysers retentit.

Au nord-est de l’Afrique, avec ses 8 millions de km², soit environ l’équivalent de la superficie de l’Europe, le Sahara repousse les limites de l’infini et s’impose dans l’imaginaire collectif comme le désert de tous les fantasmes. On imagine dès lors les vastes étendues de sables ocre chauffées par le soleil, les Touaregs déambulant au milieu des dunes, accompagnés de leurs dromadaires. Pourtant, le plus grand désert au monde ne saurait se résumer à ces images d’Épinal tant il déroule, au fil des régions qu’il traverse, des paysages infiniment variés. Désert de pierres, de terre glaise, oasis, grottes ornées de peintures rupestres vielles de 4000 ans comme à Tassili n’Ajjer, chaînes montagneuses et même des villes flottant là au milieu de nulle part : le Sahara est une terre plurielle fascinant