Bouddhisme et Islam

Après la Transoxiane musulmane, la Birmanie donne l'exemple d'un conflit entre bouddhistes  et musulmans. La minorité des Rohingyas, au nombre de 1,3 millions représente 5% de la population de la Birmanie.

Ils font partie de ces minorités musulmanes rejetées par les bouddhistes. Ces derniers craignent la montée de l’islam et considèrent que le peuple bouddhiste constitue le cœur de l’identité birmane.

Depuis l’installation de régimes militaires, en 1962, les Rohingyas ont toujours fait l’objet d’une ségrégation impitoyable et d’exactions.

En 1982, une loi a spécifié que seuls les groupes ethniques présents sur le territoire avant 1823, date de la première guerre anglo-birmane qui a mené à la colonisation, peuvent obtenir la nationalité birmane.

Aux yeux de la Birmanie, les Rohingyas, venus du Bengale avec le soutien du colonisateur britannique, ne font donc pas partie des 135 minorités répertoriées. Jugés ainsi apatrides, ils sont interdits de voyage. Aujourd'hui, ils fuient au Bangladesh, poussés par la terreur exercée par les Birmans..