Ouïghours de Chine

Pékin, qui a longtemps justifié l’oppression de ce peuple musulman du nord-ouest de la Chine en brandissant la menace terroriste, n’hésite plus à appeler les habitants à la délation. Une situation qui alimente la radicalisation islamiste au détriments des militants pacifistes. L’argument de la lutte antiterroriste vient en 2008, au moment des JO de Pékin, lorsque le Parti islamiste du Turkestan (PIT), qui regroupe des mouvements séparatistes d’Asie centrale (ouzbeks, tadjiks…), se met à menacer la Chine d’attentats. En 2009, une émeute entre Hans et Ouïghours fait 156 morts à Urumqi. Tout bascule. Des milliers de Ouïghours sont interpellés, un couvre-feu est instauré et 20 000 soldats sont déployés. Le pouvoir s’attaque à l’islam : des mosquées sont fermées, le ramadan déconseillé aux fonctionnaires, les femmes «incitées» à ne plus porter le voile....