Astronomie

Les astronomes primitifs ont dû faire face à cette équation: le Soleil et les astres n'étant jamais visibles en même temps( et ce justement  à cause de la lumière solaire), il s'ensuit que l'on ne peut jamais constater directement la position du soleil en relation avec les constellations qui pourraient servir de repères mais qui sont invisibles.

Les plus vieilles traces conservées d'une civilisation préoccupée par les cieux nous viennent des Sumériens  : cartes stellaires, instruments astronomiques. Les informations dont nous disposons sur cette époque nous montrent  un degré de sophistication certain dans la compréhension qu'avaient les Sumériens des mouvements du Soleil, de la Lune des planètes et des étoiles, au sein d'un univers résolument non géocentrique. Une façon de voir le monde qui, de manière surprenante, s'accorde avec la cosmologie moderne où l'univers semble être dépourvu de tout centre.

Les Chinois, eux ont établi leurs calculs sur l'Etoile polaire. Ce système a pour élément, le méridien, conçu comme la verticale de l'étoile polaire. Le méridien était déterminé à l'aide du plus ancien instrument astronomique : le gnomon, qui visualise par son ombre les déplacements du Soleil sur la voûte céleste et permet de mesurer la longueur de l'ombre portée, un peu comme un cadran solaire. Ainsi  le pôle est non seulement la base de l'astronomie chinoise, le pôle céleste étant l'image dans le ciel de l'Empereur sur la Terre. Rappelons que, en astronomie, un méridien est un grand cercle imaginaire tracé sur la sphère céleste et passant par les pôles célestes.