Blog littéraire

13. févr., 2018

Quoique nous n'ayons que depuis peu dépassé le solstice d'été, la nuit était aussi sombre qu'en janvier. Un crépuscule incertain. visible par intervalles, alternait avec des moments d'obscurité complète : les cieux tout entiers paraissaient claquer comme une immense voile sous l'effet du tonnerre et au loin les rafales de vent balayaient l'espace dans un bruit lugubre... Emportés par la tempête, des paquets d'embruns, mêlés de pluie pilonnaient sans cesse les récifs et les plages.  

Le jour du solstice d'été, la Terre présente son pôle Nord au Soleil et cache son pôle Sud. L'astre du jour monte au plus haut dans le ciel de l'hémisphère nord et au plus bas dans l'hémisphère...

15. janv., 2018

Vingt petites histoires sous forme de contes, de légendes...
L'auteur nous offre avec L’Arbre des possibles des récits fantastiques où les dieux vont à l’école pour apprendre à bien gouverner leurs troupeaux d’humains, où les objets sont soudainement remplacés par leurs noms, où les gens ont l’esprit limité pour ne compter que jusqu’à vingt...
Les hypothèses scientifiques les plus extraordinaires sur la conscience des végétaux, les probabilités de futurs de l’humanité ou les voyages spatiaux côtoient les théories philosophiques les plus amusantes. Foisonnant d’idées poétiques, de décors grandioses, de personnages drôles et truculents, ce livre révèle un nouvel aspect de l’œuvre de l’auteur des Fourmis et de L'Empire des anges.

 

12. janv., 2018

Un auteur de série noire, Quinn, est éveillé au milieu de la nuit par un coup de téléphone qui ne lui était pas destiné : on demande un détective, un certain Paul Auster... Quinn, qui mène une vie errante, lestée d'un passé problématique, accepte le jeu consistant à être ce Paul Auster. Et le voilà lancé dans une aventure plus extravagante que toutes celles qu'il aurait pu imaginer. 'Cité de verre' est le premier volume de la "Trilogie new-yorkaise" qui a valu à Paul Auster d'être désigné aux Etats-Unis et en Europe comme un chef de file de la nouvelle génération.

8. janv., 2018

Je ne crois pas qu'il soit possible d'écrire des livres ... vraiment nouveaux.Un livre, çà se copie, çà se recopie mais çà ne s'invente pas. Il n"existe que très peu de livres. ou bien un seul. Pas même un seul...

Ne rien créer. Songes-y, pendant qu'il est encore temps..

2. janv., 2018

Plongé dans mes souvenirs, je dois soudain revenir à la réalité. C'est le bruit de la mer. J'écris ces lignes à l'île Noire, sur la côte près de Valparaiso.Les grandes bourrasques qui ont fouetté le littoral viennent de se calmer. L'océan - ce n'est pas moi qui le regarde de ma fenêtre mais c'est plutôt lui qui m'observe de ses mille yeux d'écume - conserve encore dans sa houle la terrible ténacité de la tempête.

 .. Sous les volcans, auprès des glaciers, entre les grands lacs, le parfum, le silence, l'enchevêtrement de la forêt chilienne... Les pieds s'enfoncent dans le feuillage mort, une branche fragile a crépité, les raulis  géants dressent leur stature hérissée, un oiseau de la sylve froide passe, bat des ailes, s'arrête dans les branchages noirs. Et puis, de sa cachette, sa voix s'élève comme un hautbois... Mon nez reçoit et transmet à mon âme l'odeur sauvage du laurier, l'essence indéfinissable du boido ... Le cyprès des Guaïtecas me barre le chemin... C'est un monde vertical : une nation d'oiseaux, une foule de feuilles...