16. janv., 2018

Littérature jeunesse par J-P Gourévitch

La littérature jeunesse était autrefois un parent pauvre de l’édition, considérée avec condescendance par les critiques littéraires. 

Ce n'est plus le cas. Le secteur de la petite enfance est en pleine expansion. D'autre part, les albums illustrés, la BD, les mangas et les romans graphiques tiennent largement leur place. Cette littérature est entrée par effraction d’abord, puis très officiellement dans les manuels scolaires, les contes de fées compris. Comme les journées raccourcissent et les ombres s’allongent, allons à la rencontre d’un monde fantastique qui fascine les petits, amateurs de déguisements et de bonbons, et les grands, amateurs de frissons…

d’Érasme à la Révolution Française

Cette période se caractérise par sa dimension pédagogique affirmée : ouvrages d’apprentissage, alphabets et abécédaires, manuels de civilité, où l’illustration prend progressivement sa place, notamment avec La Fontaine et Gustave Doré. Pendant le XVIIIe siècle, l’image populaire, par l’intermédiaire des livrets de colportages puis de l’image d’Épinal, diffuse des légendes et des récits moraux. La littérature étrangère pour la jeunesse se développe en France avec des adaptations des Contes des Mille et une Nuits par Galland, et des traductions des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift ou de Robinson Crusoé de Daniel Defoe.