25. janv., 2018

Le dragon

Représentant du Bien tout autant que du Mal, le dragon synthétise les quatre éléments : il vit aussi bien sur terre que dans l’eau et dans les cieux et crache le feu. Selon le bestiaire, natif d’Ethiopie, il est le plus grand des animaux rampants. « Il a la gueule petite, le corps grand et reluisant comme or fin et la queue longue. C’est l’ennemi de l’éléphant ; par les jambes il l’abat ; c’est avec sa queue qu’il triomphe de lui ; là est, en effet, le principe de sa force ; sa gueule ne porte point de venin. ». Les détails de sa physionomie sont fluctuants, mais il présente généralement l’allure d’un reptile ailé et armé de dents tranchantes, d’une carapace et de griffes acérées.

Dans la mythologie héritée de l’Antiquité comme dans la littérature produite au Moyen Âge ainsi que dans les récits hagiographiques, il constitue l’obstacle traditionnel d’une épreuve initiatique : il est la créature emblématique en charge de garder un objet, un lieu ou une personne, que le héros est en charge de libérer. Ici, il incarne le Mal, l’hérésie, Satan, etc. selon le contexte. Dans la quête du Graal, Perceval libère un lionceau de son emprise. Saint Georges comme saint Michel le transpercent de leur lance. Sainte Marguerite, après avoir été avalée par lui, le transperce de sa croix. Dans le récit de l’Apocalypse, il incarne Satan lui-même, vaincu par la cohorte céleste.