Blog Bulles

26. janv., 2018

Il signe une série BD de sept épisodes, Nausicaä de la Vallée du Vent. C’est sa première création originale dont  la parution, irrégulière, s’étale de 1982 à 1994. A la demande de son éditeur Tokuma Yasuyoshi, Miyazaki adapte cette BD en dessin animé en 1984.
C’est le grand tournant de sa carrière. On lui propose de diriger un studio indépendant. Ainsi naît le Studio Ghibli. Miyazaki signe six longs métrages, dont Princesse Mononoke  et Le Voyage de Chihiro.
Miyazaki enchaîne avec deux courts métrages destinés au Musée Ghibli.
Puis avec Le Château Ambulant, il adapte un classique anglais de la littérature enfantine (Le Château de Hurlevent, de Diana Wynnes Jones).

En France, tout a réellement commencé en 2000 avec la sortie, trois ans après le Japon, du film Princesse Mononoke. Loué par la critique ce chef d’œuvre de l’animation trouve immédiatement son public.
La reconnaissance de Miyazaki devient totale lors de la sortie du Voyage de Chihiro, 
 le Château dans le ciel rencontre un grand succès, suivi de Kiki la petite sorcière  puis du Château Ambulant.

26. janv., 2018

Techniquement parlant, les mangas sont presque toujours en noir et blanc ce qui est directement lié au système de prépublication en magazine bon marché.

Les mangas comptent souvent un nombre important de pages (planches). À titre d'exemple, une bande dessinée européenne contiendra une quarantaine de planches quand le manga en comptera plus d'une centaine, voire plus de deux cents. Par ailleurs, le manga est le plus souvent une série en plusieurs volumes. Finalement, le nombre total de planches racontant une histoire dans un manga est beaucoup plus élevé que dans une bande dessinée européenne (même s'il s'agit d'une série). Ceci affecte par conséquent beaucoup la structure du récit et sa narration. D'où les techniques propres au manga. 

Une particularité à noter est que la plupart des personnages ont souvent des traits occidentaux, au-delà du simple tracé des grands yeux des personnages. Un samouraï roux, un exorciste aux yeux bleus ou une écolière blonde n'ont rien d'étonnant pour le lecteur japonais, même s'ils sont censés être japonais ou de culture japonaise. La simple nécessité de distinguer physiquement deux personnages ne suffit pas toujours à expliquer cet aspect de la narration, puisque certains mangakas choisissent de donner à tous leurs personnages un aspect purement japonais, sans que cela pose de problème de compréhension de l'histoire. Certains y voient une façon d'afficher un attrait pour l'Occident, qui apparaît largement ailleurs dans la vie quotidienne au Japon

Le dessin, en général, est moins « statique » que dans les bandes dessinées occidentales. Le manga utilise un découpage temporel proche de celui du cinéma, adoptant souvent ses cadrages et utilisant une décomposition similaire du temps et de l'action.

26. janv., 2018

La bande dessinée moderne est née en Suisse avec Rodolphe Töpffer en 1827 et se développe internationalement à partir de 1840. Elle devient un medium de masse dans les années 1890 : comic et family strips aux Etats-Unis, presse illustrée en France (La famille Fenouillard de Christophe, Bécassine de Pinchon, Zig et puce de Saint-Ogan), manga au japon. A partir des années 1930, elle commence à toucher adolescents et adultes et dans les années soixante, développe une production qui leur est spécifiquement destinée (gekiga au Japon, underground aux Etats-Unis, auteurs de la revue Pilote en France). Les précurseurs que sont Hergé (Tintin), Franquin (Spirou) puis Goscinny (Astérix), sont suivis par des auteurs (Forest, Moebius, …) révélés dans des revues comme Pilote, Métal Hurlant, A suivre et Hara-Kiri. Des genres apparaissent : Aventures, SF, Fantastique, Humour, Historique, policier,…
Enfin, dans les années 1990, émerge une bande dessinée alternative que l’on appelle également « graphique » qui ne respectent plus les canons officiels de la BD classique (format, pagination, couleur)

26. janv., 2018

Certes, la vente des albums de Tintin s'érode avec le temps, mais le personnage d'Hergé reste la vache à lait de son éditeur historique, Casterman. Bon an mal an, un million d'albums sont vendus tous les ans. Une manne qui représenterait 20 % du chiffre d'affaires de l'éditeur de bande dessinées. Pour endiguer une inexorable chute, et pour répondre aux critiques de Moulinsart SA, Casterman a lancé des albums en petit format. Carton plein, Casterman affirme avoir stabilisé les ventes.

 Les bulles de BD n'ont pas toujours existé. À ses débuts, la bande dessinée était une succession d'images racontant une histoire. Comme dans le cinéma muet, qui intercalait des plans texte entre deux plans filmés, les paroles ne faisaient pas partie de l'image : on les plaçait en-dessous des cases, comme une légende.