Blog météorites

27. janv., 2018

L’étude au laboratoire des météorites est complémentaire des missions d’exploration spatiale et des observations astronomiques. À partir de leur analyse, il est possible de retracer les débuts du système solaire, mais aussi le processus de formation des planètes, la formation de la Lune et l’histoire de la Terre, ou encore de partir à la recherche d’eau sur Mars…

Les scientifiques ont découvert dans certaines chondrites de rares grains microscopiques formés avant le soleil lui-même, les grains présolaires. Ces poussières d’étoiles, qui nous sont parvenues intactes, nous renseignent en particulier sur le fonctionnement des étoiles. Il s’agit de la poussière primordiale à partir de laquelle le système solaire s’est formé.

Les météorites de fer témoignent des gigantesques collisions qui ont mis à nu les noyaux de fer des astéroïdes différenciés dont elles sont issues. Elles permettent aussi de préciser les conditions de la formation des cœurs métalliques des gros astéroïdes et des planètes. C’est une façon indirecte d’étudier le noyau de la Terre, une structure qui nous est totalement inaccessible aujourd’hui.

27. janv., 2018

Pour mieux comprendre les différents types de météorites et d’où elles viennent, il faut remonter le temps au début du système solaire.  Dans notre Galaxie, une partie d’un nuage de gaz et de poussières s'effondre et se contracte, formant le protosoleil entouré d’un disque de poussière et de gaz. Dans ce système en rotation les premiers solides se forment : la poussière fond puis cristallise sous forme de billes – les chondres. Des turbulences agglomèrent ces solides aux poussières primordiales pour constituer des astéroïdes qui par collisions successives donneront des embryons planétaires puis des planètes. Les météorites proviennent de corps, les astéroïdes, qui ont survécu à ces processus complexes.

27. janv., 2018

Concomitante avec le développement de l'imprimerie, la chute d’Ensisheim a été représentée de nombreuses fois à la fin du XVe siècle, et pendant tout le XVIesiècle. Elle a été peinte par Albrecht Dürer qui a assisté à sa chute et a été suffisamment impressionné pour représenter des météorites dans plusieurs de ses gravures.

Dès le premier vers, le poète Brant installe la chute de la météorite dans l’ordre du merveilleux : « Celui qui se réjouit des merveilles des temps passés devrait les mesurer à celles du temps présent ». Il invoque ensuite d’autres phénomènes surnaturels qui se seraient récemment produits : « Alors, pendant le règne de Frédéric II, un nuage d’orage expulsa une grande pierre, marquée d’une croix et d’autres signes secrets ». Pour Brant, cela ne fait pas de doute, les adversaires de Maximilien ont du souci à se faire car la chute est l’annonciation « d’un important événement futur qui, j’en prie Dieu, terrassera nos ennemis »

 

 

27. janv., 2018

Tombée en 1815, la météorite de Chassigny est l’une des plus précieuses conservée au Muséum. D’origine martienne, elle est l’unique chute observée de son groupe (les chassignites). Les météorites martiennes du Muséum font l’objet de nombreux prêts pour des recherches à l’international

Cette météorite de 500 kg trouvée en une centaine de fragments  en Ukraine a longtemps été considérée comme l’une des plus grosses chutes connues. De nombreux témoins racontent avoir entendu le bruit de détonations avant de voir la chute de plus de mille pierres.

Allende est l’une des météorites les plus étudiées.  C’est grâce aux éléments radioactifs contenus dans ses inclusions réfractaires que l’on a pu déterminer l’âge du système solaire.

27. janv., 2018

Pierres tombées du ciel, les météorites fascinent autant qu'elles inquiètent. Révérées pendant des millénaires, il a fallu attendre le XIXe siècle pour qu'elles soient envisagées comme des objets scientifiques à part entière. Elles sont porteuses d'informations inestimables et restent une source constante d'inspiration et d'émotions. 

Cette masse de fer de 5 tonnes, de plus de 2 mètres de long, découverte en 1784, est la plus grosse météorite du Brésil.

Pendant un siècle, plusieurs expéditions ont tenté de la sortir de la forêt tropicale sans succès. On la disait ensorcelée, ne voulant quitter sa place.
En 1888 s'organise le plus épique des transports. Après 4 mois de voyage dans un chariot sur roues et sur rails, tiré par une douzaine de paires de bœufs et des hommes, la météorite peut enfin parcourir les 113 km qui l’amènent au train puis au bateau et enfin au Muséum national de Rio de Janeiro !

La météorite était si célèbre qu’une reproduction en bois a été montrée à Paris à l’Exposition universelle de 1889.