27. janv., 2018

Météorite d’Ensisheim

Concomitante avec le développement de l'imprimerie, la chute d’Ensisheim a été représentée de nombreuses fois à la fin du XVe siècle, et pendant tout le XVIesiècle. Elle a été peinte par Albrecht Dürer qui a assisté à sa chute et a été suffisamment impressionné pour représenter des météorites dans plusieurs de ses gravures.

Dès le premier vers, le poète Brant installe la chute de la météorite dans l’ordre du merveilleux : « Celui qui se réjouit des merveilles des temps passés devrait les mesurer à celles du temps présent ». Il invoque ensuite d’autres phénomènes surnaturels qui se seraient récemment produits : « Alors, pendant le règne de Frédéric II, un nuage d’orage expulsa une grande pierre, marquée d’une croix et d’autres signes secrets ». Pour Brant, cela ne fait pas de doute, les adversaires de Maximilien ont du souci à se faire car la chute est l’annonciation « d’un important événement futur qui, j’en prie Dieu, terrassera nos ennemis »