Jeux de lettres

29. janv., 2018
C'est en 1918 que Guillaume Apollinaire crée le mot « calligramme » pour désigner certains de ses poèmes dont les mots sont disposés de manière à représenter l'objet ou la chose qu'ils évoquent.
Le calligramme permet de rapprocher deux arts différents : la peinture et la poésie. En donnant au texte une dimension picturale et à l'image une dimension verbale, le poète parvient à devenir aussi le peintre de son propre texte.
Le calligramme se saisit d'un seul coup d'œil, c'est-à-dire qu'il suppose une lecture instantanée contrairement au poème habituel qui implique que son lecteur prenne le temps nécessaire pour lire dans l'ordre les mots, les uns après les autres.
Cette invention poétique est une tentative pour traduire un monde du début de siècle dans lequel tout va plus vite, où l'image est omniprésente.
29. janv., 2018
Un calligramme est un texte généralement poétique dont la disposition forme un dessin en rapport étroit avec le sujet du poème. Comme un tableau, il se contemple : il se saisit en un seul regard, dans un premier temps ; il ne doit pas être lu mais  observé.
Le calligramme peut se lire en plusieurs sens. Ces deux lectures se combinent, elles ne se contredisent pas.

 Le mot « calligramme » vient de l'association de deux mots grecs : kallos qui signifie « beauté » et gramma «  lettre ».  Au Moyen Age, Rabelais, déjà, faisait varier la longueur de ses vers de manière à dessiner l'objet évoqué dans son texte. C’est dans le 5ème livre, quand Pantagruel arrive au temple de la Dive Bouteille où un oracle doit lui être rendu, qu’il invoque cet oracle sous la forme du calligramme, emprunté à la base de données de la BNF.