Fontaine de l'Embâcle , place du Québec

Sculpture composée de quatre éléments de bronze qui semblent soulevés par le flot, perçant les dalles du trottoir comme les eaux du Saint-Laurent percent les glaces au moment du dégel, L’Embâcle évoque les forces de la nature, le bouillonnement des énergies vitales à l’œuvre lors de la débâcle du printemps. Cette fontaine est plutôt discrète en journée ramassée sur le sol dont elle émerge en douceur dans la continuité des plaques de gré rose. Illuminée en soirée, elle se révèle dans des jeux de géométrie, angles minéraux et éclat métallique rappelant les brisures de givre, entre art abstrait et figuratif, élément architectural devenu incontournable.
 Offerte par le gouvernement québécois, L’Embâcle a été inaugurée à l’occasion des festivités du 450ème anniversaire de la découverte du Canada par le navigateur Jacques Cartier.

Le Centaure

Lors de son installation, Le Centaure de César ne fait pas l’unanimité, loin de là. Dans le quartier du Bon Marché, cette sculpture imposante de cinq mètres de haut, fait grincer des dents. La faute peut-être à son style très particulier, résultat d’une accumulation d’objets du quotidien et de compressions en tous genres qui font la patte de César. À travers cette créature à mi-chemin entre l’animal et l’humain, l’artiste a voulu représenter les notions de force et de conquête mais également rendre hommage à son ami Pablo Picasso. Quant au visage du centaure, il est tout simplement inspiré du sien !

La Gorgone

S’il avait voulu nous inciter à faire demi-tour, le sculpteur Thomas Regnaudin ne s’y serait pas pris autrement ! C’est sur la porte cochère d’un hôtel particulier du Marais, l’hôtel Amelot de Bisseuil, que l’on peut admirer cette déroutante tête de méduse sculptée, qui ressemble en réalité davantage à un visage de sorcière à la chevelure de serpents, tirant la langue. Intrigante, cette créature quasi-mythologique semble avoir la fonction de protéger des mauvais esprits ce lieu classé Monument historique qui figure parmi les plus secrets de Paris. Elle daterait du XVIIème siècle…

Le fontaine de Saint Phalle et Tinguely

La sculpture-fontaine de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle

Si vous êtes des habitués de Beaubourg ou des environs, la fontaine Stravinsky (ou fontaine des Automates, pour les intimes) vous sera forcément familière. D'ailleurs, cet ensemble de seize sculptures est une commande publique commune au Centre Pompidou, à la ville de Paris et au ministère de la Culture. Qu'est-ce qu'on y voit ? me demanderez-vous. En hommage donc au compositeur russe, on peut y contempler La Sirène, La Vie -, L'Amour, Le Serpent, La Mort.

La tombe d'oscar Wilde

A l’image de l’écrivain irlandais, la tombe d’Oscar Wilde dérange encore aujourd’hui, plus de 100 ans après sa mort. Le Sphinx ailé sculpté dans un bloc de pierre blanche par Sir Jacob Epstein en 1909 fait allusion au poème La Sphinge. Le Sphinx dont le visage ressemble étrangement à celui de l’auteur. Oscar Wilde a été effectivement emprisonné et condamné à 2 ans de travaux forcés par la tribunal de Londres en 1893 pour un baiser homosexuel. En 2011, une rénovation est alors mise en place et des vitres de 2 m de haut sont placés tout autour du Sphinx, financés par le gouvernement irlandais et la famille Wilde. La sépulture est protégée au titre des Monuments Historiques depuis 1997.

Le passe-muraille de Montmartre

En vous baladant du côté de la rue Norvins dans le 18ème arrondissement, vous ferez la connaissance de Monsieur Dutilleul, le héros de la célèbre nouvelle de Marcel Aymé : le Passe-Muraille. Marcel Aymé est l’un des illustres habitants de la butte, et les histoires de ses romans sont très souvent situés dans son propre quartier. La Place qui porte son nom est d’ailleurs située à deux pas de la maison dans laquelle il a vécu. Pour raviver vos souvenirs de collège, le Passe-Muraille c’est l’histoire d’un modeste employé de bureau qui découvre un soir qu’il a le pouvoir de traverser les murs. Après l’avoir utilisé pour l’amour et l’argent, il finira par perdre son don et restera figé à l’intérieur d’une muraille justement rue Norvins

Le clown de Nijinsky à Montmartre

 S’ils ont le pouvoir de faire rire les enfants, les clowns ont aussi le don d’angoisser certaines personnes, surtout lorsqu’ils peuplent des endroits inhabituels comme… les cimetières ! C’est dans celui de Montmartre, sur la tombe du danseur et chorégraphe russe Vaclav Nijinsky, que l’on peut tomber nez à nez avec cette statue de bronze représentant un clown triste. Son regard hagard tranche avec son costume burlesque de Petrouchka, ce qui lui confère, il faut bien l’avouer, un petit côté dérangeant !

Gargouilles de Notre -Dame

 Elles se systématisent au milieu du siècle, ainsi on en trouve en 1225 à Notre-Dame de Paris sur les corniches supérieures, de même qu'à la Sainte-Chapelle, construite dans la décennie 1240. Aujourd'hui on s'accorde sur leur efficacité symbolique; elles sont en quelque sorte les gardiennes de l'édifice, contre les démons mais aussi contre les pêcheurs. Plusieurs textes médiévaux nous permettent de le penser. La présence récurrente d'animaux effrayants tels que le lion, le dragon, ou encore le chien alimente cette interprétation de gargouilles gardiennes. Viollet-le-Duc les fait participer de sa restauration du monument, remplaçant les gargouilles détruites au siècle précédent et en ajoutant de nouvelles, dont le fameux stryge ornant la galerie, ainsi que des chimères. Contrairement aux gargouilles qui s’y trouvent déjà, et qui servent de système d’évacuation des eaux de pluie, ces sculptures n’ont qu’une visée esthétique.