Blog du grotesque

27. févr., 2018

Encouragé par Pouchkine, Nicolas Gogol publie des contes fantastiques dont les plus célèbres sont Le Nez et le Journal d'un fou, publiées dans le recueil des nouvelles de Pétersbourg. Ces récits introduisent un changement de nature assez profond par rapport à la tradition fantastique. La peur y joue un rôle négligeable ; en revanche l'absurde et le grotesque deviennent un élément essentiel. Ce style nouveau fera des émules en Russie même : Le Double, un des premiers romans de Dostoïevski, est directement inspiré de l'œuvre de Gogol.

 

23. févr., 2018

Le style est raffiné et élégant mais certaines représentations de démons, faunes et autres nymphes sont pour le moins fantaisistes. Sans parler des animaux exotiques dont on ne voyait que peu d’exemplaires vivants en Europe à cette époque et qui du coup donnaient lieu à quelques surprenants fantasmes.

Très prisé dans les décors des châteaux et belles demeures jusqu’au XIXème surtout dans le sud de l’Europe. Tandis que plus au nord, se développaient des variations plus  grotesques, avec les peintures « monstrueuses » de Cranach, Dürer, Bosh ou encore Brueghel.

23. févr., 2018

Dans le poème « Grotesques »de la section « Eaux fortes » du recueil « Poèmes saturniens », Verlaine présente des personnages rejetés de tous, même des loups, des personnages maudits comme lui. A travers eux, c'est le poète qui se livre.

Par le mot « grotesque », Verlaine veut montrer des hommes rejetés par la société mais qui ont une richesse intérieure qui échappe aux regards du peuple.  Verlaine donne à son texte deux mouvements inégaux : une de 6 strophes et une de 4. La première partie est consacrée à une présentation générale de ces vagabonds. La sixième strophe est la charnière. Le second mouvement est une intervention de la nature qui fait du voyage un calvaire. La tragédie personnelle aboutit inévitablement à la mort.

23. févr., 2018

Genre littéraire et artistique caractérisé par le goût du bizarre, du bouffon et de la caricature.

Attesté en français dès 1532, le mot trouve un usage littéraire avec Rabelais, et s'impose en esthétique au xviiie siècle, pour marquer, par le jeu de l'animalité et de l'humanité, tout écart de la norme, de l'harmonie, de l'équilibre. Hugo, dans la Préface de Cromwell (1827), oppose grotesque et sublime, ici la grandeur, là la petitesse. Th. Gautier, avec les Grotesques, fixe une esthétique du difforme, à laquelle s'apparentent burlesque et baroque. Confondu parfois avec une esthétique de la laideur humaine, celle du physique, celle de l'acte, le grotesque se lit chez Swift, Smollett, Hoffmann, Poe, Kafka,
Jarry, Beckett, Ionesco, dès lors qu'il s'agit de marquer une discordance,
satirique, comique, absurde.

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23. févr., 2018

Durant le Moyen-Age en France, les pays nordiques et la Grande-Bretagne, les préoccupations en matière d'art sont essentiellement religieuses et relèvent plus du fantastique et du grotesque. Ainsi, les innombrables sujets représentés sur les chapiteaux romans, les enluminures des manuscrits sont autant de motifs destinés à frapper l'imagination.
Les études de Leonardo da Vinci, sa façon de grossir et de forcer le trait, ne révèle aucun désir de satire. Les mêmes objections sont valables pour certains dessins de Dürer. Chez Bruegel, l'intention comique est certaine, sans plus...