Blog capricieux

25. févr., 2018

 À partir de 1760 environ, Guardi s’inspirait de vues et des compositions de Canaletto. Il ne tarda pas cependant à se libérer, tant de sa fidélité à la topographie que de la manière quelque peu prosaïque de Canaletto : il réalisa des « capricci » pleins de poésie – sortes d’assemblages désinvoltes de motifs architecturaux vénitiens, mais aussi de ruines, et évocation du miroitement des eaux de la lagune qu’il fut le premier peintre à représenter.

24. févr., 2018
Grâce à la technique de l'héliogravure, Dalí a récupéré quatre-vingts estampes de la série et dans le respect de la base initiale de Goya leur a présenté, en profitant presque toujours des espaces dans l'ombre, clair, typique de son art (couleur, paysages, objets de montres molles , sexualité, figures, parfois à travers un subtil changement de titre, etc.).
 
Je n'ai pas pu oublier que Goya a travaillé sur une série de gravures sur des peintures de Velázquez qui ont grandement contribué à la diffusion de l'œuvre sévillane parmi la bourgeoisie de son temps. Dans certains d'entre eux, les Aragonais ont introduit des variantes subtiles. Le processus en était un d'admiration, d'étude et d'intervention sur le travail de l'enseignant respecté. Quelque chose de semblable fait Dalí avec les caprices de Goya. Dans son intervention, parfois minime, il tente de distancer le travail d'intervention de la simple critique sociale. 
 
24. févr., 2018

Pizza capricciosa est un stye de la cuisine italienne préparée avec de la mozzarella, du jambon fumé, des champignons, des artichauts et de la tomate. D'autres versions utilisent du jambon , mariné avec des coeurs d'artichauts, de l'huile d'olive, des feuilles de basilic, à la napolitaine. 

Cette pizza a été inventée par Enea Dante Santerini, Via del Corso à Rome. La famille Santerini est toujours fidèle à la recette originale.
L'allusion à la pizza Capricciosa, dans ce blog est une petite touche de fantaisie qui se prêtait bien dans cette évocation théâtrale...

24. févr., 2018

La plume romantique du poète et dramaturge français Alfred de Musset nous livre une vision cruelle de l’amour dans une courte pièce tragicomique : Les Caprices de Marianne, parue pour la première fois en 1833 dans La Revue des deux mondes. L’histoire se présente ainsi : Cœlio, personnage dramatique jeune et beau, aime la jeune et belle Marianne. Cependant, celle-ci, mariée au vieux juge Claudio, personnage burlesque mais dangereux, n’entend pas répondre à ses avances. Mais entre eux, il y a Octave, ami et messager de Cœlio auprès de Marianne. Ces différents personnages se livrent à de véritables joutes verbales, les réparties sont mordantes, ironiques et amusantes.
Les thèmes abordés dans la pièce,  comme l’amour, l’amitié, la condition féminine sont toujours d’actualité. De plus, l'absence d'informations temporelles nous permet d'imaginer l'histoire à notre époque, à quelques détails près.

24. févr., 2018

Série de 80 estampes satiriques de critique sociale : Dans la première moitié se trouvent les gravures les plus réalistes et satiriques, où Goya critique le comportement de ses congénères en se fondant sur la raison. Dans la seconde moitié, il abandonne la rationalité pour l'absurde ; ses gravures fantastiques montrent des visions délirantes d'êtres étranges.

Il emploie une technique mixte d'eaux-fortes, d'aquatinte et de pointe sèche. Il déforme exagérément les physionomies et les corps des sujets représentant les vices et la stupidité humaines. Publiée le 6 février 1799, retirée rapidement de la vente par peur de l'Inquisition et offerte au roi. Plaques conservées à la Real calcografía, Madrid

 

 

I