26. févr., 2018

Le fantastique en Argentine

Entre 1920 et 1960, la ville de Buenos Aires est le centre d'une intense activité littéraire et culturelle. C'est aussi un lieu de refuge pendant les années de guerre pour des écrivains européens liés à la littérature fantastique tels que Witold Gombrowicz et Roger Caillois. En 1931 se crée la revue Sur (Le Sud) sous la direction de Victoria Ocampo. Parmi ses collaborateurs se trouvent Jorge Luis BorgesAdolfo Bioy Casares, et Silvina Ocampo, sœur de Victoria et épouse de Bioy Casares.

Cette revue devient le lieu d'un nouveau regard sur la littérature fantastique, porté par l'érudition et le goût du pastiche. Borges déclare ainsi que « l'érudition est la forme moderne du fantastique ». Ce fantastique que l'on pourrait qualifier de post-moderne cherche ses thèmes aussi bien dans l'histoire littéraire que dans la philosophie et la théologie, tout en conservant un caractère angoissant ou effrayant. De nouveaux thèmes sont explorés : les voyages à travers le temps, les mondes parallèles, les vies parallèles...