Le voyageur imprudent de Barjavel

Pierre Saint-Menoux - le Voyageur imprudent - est un mathématicien mobilisé dans les chasseurs pyrénéens au début de la seconde guerre mondiale. Après sa rencontre avec le savant Essaillon, il lui échoit la tâche d'explorer le futur, ce qu'il fera avec obligeance et sans grande force de caractère. Au début du roman, on reconnaît en Saint-Menoux le zouave d'infanterie que fût Barjavel lors de sa mobilisation, rapportée dans le Journal d'un homme simple et aussi dans certaines interviews. C'est une figure singulière et perspicace mais emportée par les événements. Au fil des pages, la personnalité du héros devient de plus en plus laconique et floue, boiteuse et maladroite, reléguant le chercheur passionné et zélé au rôle de voyeur et de petit voleur sans vergogne. Son imprudence majeure qui fera de lui un assassin le détruira, lui et sa personnalité, jusque dans le souvenir de celle qui l'aimait.

 

Voyageur

De la fin du XVII siècle au milieu du XIX siècle, en Amérique du Nord, un voyageur était un employé d'une compagnie qui partait faire la traite des fourrures avec les Amérindiens. Pour la plupart, les voyageurs étaient des équipes embauchées pour s'occuper des canots transportant les biens de commerce et les approvisionnements aux comptoirs de traite où les biens et approvisionnements étaient échangés contre des fourrures. Ces canots voyageaient le long de voies d'eau bien établies. Ils ramenaient ensuite les fourrures à Montréal. Certains voyageurs restaient dans l'arrière-pays durant l'hiver et transportaient les biens de commerce des comptoirs de traite à des postes avancés français plus éloignés.  Les voyageurs servaient aussi de guides pour les explorateurs.

Voyageur sous les étoiles


La vie de l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson (1850-1894), auteur notamment de Voyage avec un âne dans les Cévennes, de L’Île au trésor et de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de Mister Hyde, recèle des mystères jamais élucidés. Grand voyageur, rêveur et chef de clan, Stevenson passe les dernières années de son existence sur les îles Samoa, mais la richesse qu’il y affiche ne peut provenir de ses succès littéraires. Et s’il avait mis en pratique la chasse au trésor

Parti sur ses traces, Capus livre un passionnant récit d’aventure qui, s’il fourmille de pirates et de trafics en tout genre, fait aussi la part belle aux trésors d’âme, la matière première de tout écrivain.

Pablo Neruda, le voyageur

Vous qui ne connaissez rien des rivages du sud du Pacifique et qui n’avez jamais vu les étoiles au-dessus de Temuco ou de l’île Noire, vous qui n’avez pas foulé les montagnes jaunes du Chili et qui ne vous êtes pas assis sur une place de Valparaiso un soir de chaleur, quand résonnent au loin les sons du Bandonéon, venez découvrir le cheminement de l’homme et du plus grand poète sud-américain. Entendez s’élever avec puissance son grand Canto Général, écrit en fuite pendant les temps furieux..

.La plume hallucinée décrit la pluie australe, les chemins de terre rouge, les villes étrangères.
Elle s’enivre de mots puis repart vers les mers, dans les horizons lointains de l’Orient... elle s’égare vers l’île de Pâques, puis s'exprime dans sa prose : J'avoue que j'ai vécu.l