• Dents de baleine provenant de la collection Thomas Mittler

  • Boite en ivoire

  • Oeil de chouette gravée dans une dent de cachalot

  • Damier pour un jeu de solitaire

  • Maquette de goêlette en ivoire

  • Petite boîte en ivoire

Scrimshaw

La forme d'art unique de la sculpture en ivoire, connue sous le nom de scrimshaw, est intrinsèquement liée à l'industrie de la chasse à la baleine. Au cours de «l'âge d'or» de la chasse à la baleine au milieu des années 1800, la durée des voyages atteignait quatre ans, les baleiniers  étant contraints de parcourir de plus grandes distances en raison du déclin des populations de baleines. Ils se sont retrouvés dans les océans Atlantique, Pacifique, Arctique et Indien à la recherche de leurs proies. Une ample provision de dents, de défenses, d'os et de fanons, ainsi que de longues périodes de temps libre ont mené à la création d'une grande variété d'objets, des arts décoratifs aux outils et accessoires de tous les jours. Les dents et les défenses étaient polies, puis sculptées dans des scènes de chasse à la baleine, de vaisseaux, d'images patriotiques et de femmes. De l'encre ou du noir de fumée (un type de suie) a ensuite été frotté dans les gravures pour faire ressortir leurs détails.

Tabua

Le terme tabua désigne une dent polie de cachalot dans la culture de Fidji. Leur nom provient d'un héros mythologique.

Elles sont utilisées à tire de cadeaux  et sont importantes dans les négociations car on leur prête des pouvoirs liés au mana ( créateur de lien social dans la culturte polynésienne).

Elles étaient très rares, issues de l'échouage des baleines et du commerce avec l'île de Tonga, près des îles Fidji mais à la suite de la découverte des îles et de l'ouverture du marché, de nombreuses  dents en ivoire de défenses de morse firent leur apparition et permirent alors le développement de l'art européen du scrimshaw.

Aujourd'hui, elles ne sont plus commercialisées et restent un don prisé pour les mariages, anniversaires et funérailles ; on les enterre avec leur propriétaire afin de les aider dans leur vie après la mort.

 

Coutellerie

Aujourd’hui le scrimshaw est un mot très connu des collectionneurs de couteaux. En effet, cette technique est très utilisée dans la coutellerie pour décorer les manches. Elle se fait généralement sur des matériaux nobles tels que l’ivoire, les cornes, les bois de cervidés ou les os mais elle peut également se faire sur des matériaux synthétiques comme le mikarta. On ne peut pas utiliser le bois car il est trop poreux.

 

Il s’agit de graver un matériau préalablement poli puis de déposer de l’encre, noire ou colorée, afin de révéler le motif. À l’aide d’une aiguille, la plus fine possible, on va venir dessiner point par point, une scène de chasse, un paysage, un portrait… la seule limite est la créativité de l’artisan ou scrimshander. Qu’ils soient professionnels ou amateurs, ce sont de véritables artistes qui créent, avec patience et minutie, des pièces uniques.