3. mars, 2018

La Pirouette au musée de Cluny

Une main sortant du ciel lance une toupie sur une table qui ressemble à un autel ou à un tombeau ; sur le carrelage, sont figurées trois toupies, l’une en mouvement, les deux autres immobiles. Le poème en ancien français, placé contre la paroi de la table, évoque l’incertitude du destin et la dépendance humaine, sans aucune référence religieuse. Ces cinq vers sont repris d’un recueil très illustré, Dicz moraux pour faire tapisserie, composé par l’homme de lettres Henri Baude pour un membre de la cour des ducs de Bourbon dans les premières années du XVIe siècle. Enigmatique, non ?