coquecigrues

Coquecigrue peut désigner : Une sornette, une chose inventée. Une créature imaginaire... lCe mot a été employé pour la première fois dans la littérature française par François Rabelais, sous l'orthographe cocquecigrue, qui raconte dans Gargantua comment Picrochole, vaincu et chassé de son royaume « fut avisé par une vieille lourpidon (sorcière) que son royaume lui serait rendu à la venue des coquecigrues

La coquecigrue serait née de l’union d’un coq, d’une grue et de la ciguë, dont elle est d’ailleurs friande (certains lexicologues optent pour cigogne plutôt que pour ciguë). Les coquecigrues se déplacent par bandes d'oiseaux migrateurs, mais dès qu'un humain les aperçoit, l'oiseau qui se trouve en tête pousse un cri perçant pour alerter les autres. Lescoquecigrues s'envolent ...

La fée verte

 L'absinthe, l'alcool qui rend fou. C'est une belle plante au charme toxique, qui au XIXe siècle a fait tourner plus d'une tête. Une liqueur enchanteresse couleur vert trouble. Il s'agit de l'absinthe. À l'époque, celle que l'on appelait la fée verte fait fureur dans les salons bourgeois mais dans les assommoirs,...Zola, Verlaine, Van Gogh, Degas…  l'absinthe était une muse, à la réputation sulfureuse, qui inspirait de nombreux artistes.

Créée en Suisse à la fin du 18e siècle, elle se buvait dans un verre spécial dont la partie inférieure permettait de mesurer la quantité d’absinthe à verser (3 cl). On déposait un sucre dans une cuillère à absinthe placée au-dessus du verre, puis on versait de l’eau glacée.

Sirius

A votre avis, quel lever d'astre veillait le célèbre Sphinx allongé dans le sable du désert égyptien de Gizeh ? Il y a 5000 ans, quelle est l'étoile qui scintillait dans les lueurs du levant, pendant que les eaux du Nil déposaient le limon sur les terres inondées ? Sirius bien sûr ! L'étoile la plus brillante du ciel, ce qui rend son image particulièrement difficile à obtenir même avec les télescopes les plus performants et qui a été étudiée par des astrophysiciens, s'appuyant sur des observations de l'astronome grec Ptolémée et des textes astronomiques chinois...

 

Le moutardier du pape

  Alexandre Dumas raconte, dans son Grand dictionnaire de cuisine, qu’ « au nombre des papes qui tinrent une cour si brillante à Avignon, le pape Jean XXII fut un de ceux qui ne dédaignaient pas les plaisirs de la table. Il raffolait de la moutarde, en mettait dans tout, et ne sachant que faire d’un de ses neveux qui n’était bon à rien, il en fit son premier moutardier. De là vient l’habitude de dire d’un sot vaniteux, qu’il se croit le premier moutardier du pape. À leur retour à Rome, les papes y portèrent le goût de la moutarde. Léon X et Clément VII, de la maison de Médicis, en étaient de très-grands amateurs.  La même anecdote, avec quelques variantes, fut colportée par la plupart des dictionnaires du XIXe siècle, jusqu’au jour où Émile Littré trancha la question : « Il n’y a pas de moutardier parmi les officiers du pape. »[1] Affirmation que les linguistes modernes ont confirmée. Un titre aussi ronflant ne pouvait être qu’une pure invention comique, Alphonse Daudet en usa savoureusement dans son célèbre conte La Mule du Pape.