Blog du val

19. mars, 2018

Village sans église, le Val de Gouhenans est situé sur la « route des Villages Fleuris »

Une maison de l’Ordre du Temple datant du XIIIème siècle, et connue par un acte de 1272 est probablement à l’origine de cette commune qui s’est appelée jusqu’en 1572 « Le Vaul de Gouhenans » - Val ou vau signifie petite vallée, et utilisé avec le nom du village voisin comme déterminant.

Pendant la guerre de Dix Ans, le village fut totalement ruiné.

En 1703, le territoire fut vendu à Toussaint Devault qui fit construire un petit château. Celui-ci existe encore et a été transformé en exploitation agricole.

19. mars, 2018

Les pieds dans l’eau
Site  incontournable de notre région, le château de Val fait partie des monuments historiques les mieux conservés et les plus remarquables de la Haute-Auvergne.  Pointe limousine en terre auvergnate, il appartient à la ville de Bort tout en étant situé dans le Cantal, sur la commune de Lanobre. Il bénéficie d’un environnement idéal, mêlant à la fois tranquillité et dynamisme grâce à la retenue d’eau qui l’entoure.

 Construit sur un rocher, il a vu son environnement modifié suite à la mise en eau de la vallée qu’il surplombait.

Sauvé de justesse de la noyade, sa silhouette se reflète maintenant dans les eaux du barrage de Bort, lui donnant ainsi un cadre exceptionnel.  Il est désormais niché sur une petite presqu’ile en bordure de lac.

 

19. mars, 2018

C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

— Arthur RimbaudLe Dormeur du val, octobre 1870