20. mars, 2018

comment reconnaître la porcelaine chinoise ?

Comment sommes-nous passés du vert céladon à l’illustre famille verte ? Quelle est l’histoire des indescriptibles bleu et blanc ? Comment les céramistes ont-ils appris à maîtriser le rouge et le blanc ?
A travers quelles expériences sont-ils enfin parvenus à la perfection de la famille rose ?A  l’époque Song, les fours Yaozhou fournissaient surtout des céladons. Les pièces provenant de ces fours sont reconnaissables à leur couleur verte caractéristique. La profondeur du vert de ces objets et leur surface lisse faisait penser au jade. L’utilisation d’un décor peint au bleu de cobalt est un apport iranien dont le cheminement jusqu’en Extrême-Orient a été favorisé par l’unification de l’Asie sous la domination mongole.
Matériaux rares et artisans talentueux affluent à Jingdezhen désormais capitale incontestée de la porcelaine, où sans cesse de nouvelles expériences sont tentées. Il s’agit de combinaisons chromatiques audacieuses telles que l’association du rouge de cuivre et du bleu L’invention d’un émail rose et d’un blanc opaque à l’arsenic, associés aux émaux de la famille verte, donnera naissance à la famille rose.
Sous le règne de Yongzheng, ces familles roses occupent une place de choix de cobalt, ainsi que des compositions d’émaux jaunes, verts et rouges sur couverte.