Glaçures

Les émaux de grès sont des émaux céramiques de haute température. Les émaux composés dans l’atelier du céramiste présentent une immense palette de glaçures, de textures et de coloris. En outre, la diversité des superpositions possibles enrichissent à l’infini les résultats au défournement.

Pourtant, les composés chimiques qui les constituent se réduisent à quelques matières premières. C'est seulement en jouant sur leurs proportions que l'artisan crée des émaux différents.

Il faut toutefois garder à l’esprit que lorsqu’il applique trois couches d’émaux, le céramiste doit avoir le geste suffisamment preste pour vérifier l'épaisseur à l’aiguille à manche. L'émaillage doit se faire par couches très minces, afin d'obtenir une belle glaçure et une translucidité, qualités essentielles d'une pièce parfaite.

 

 

 

Grès japonais

 L'art du grès est l'une des expressions les plus profondes de la sensibilité japonaise. Depuis les objets funéraires du Ve siècle, souvenirs des croyances anciennes, jusqu'aux récipients créés à partir du XVIe siècle pour la cérémonie du thé, issue de la spiritualité du bouddhisme zen, ces céramiques apparaissent d'une originalité et d'un modernisme étonnants. La grande créativité des potiers japonais s'est manifestée dans l'inventivité des formes et dans la richesse des matières. Leur simplicité et leur sobriété apparentes leur confèrent une élégance particulière et dissimulent une parfaite maîtrise technique et une grande richesse d'imagination. Sources d'inspiration et modèles de référence pour la céramique contemporaine occidentale, modèles de référence pour les grès japonais n'ont cessé de nous étonner depuis le XIXe siècle et sont encore matière à émerveillement. L'auteur situe avec une grande clarté cette production tant dans l'espace que dans le temps faisant référence aux différentes régions et aux périodes historiques du Japon jusqu'à l'époque contemporaine. ''

Céramique Jomon

La céramique japonaise, en japonais est l'une des formes d'art les plus anciennes du Japon. Elle remonte à la période Jōmon (vers 15 000 - 300 av. notre ère). La production s'est poursuivie sans discontinuer jusqu'à l'époque actuelle, donnant une large gamme de terres cuites.

Les premières poteries de terre cuite, sont cuites sur feu ouvert, à basse température. Le décor est constitué, dans le Proto-Jomon, de bandes d'argiles appliquées ou de bandes en relief à motifs incisés. Parfois les décors sont limités à l'embouchure du vase. D'après les témoins archéologiques, ces poteries sont parmi les premières réalisées au monde.

Céramique raku

Le céramiste procède au modelage du bol avec les mains, comme le veut la tradition, et non avec le tour de potier. Ensuite, l’étape de l’émaillage du matériau donne au bol sa couleur. Puis, la cuisson du raku débute dans un four, autrefois creusé dans la terre, aujourd’hui un four classique à haute puissance. La chaleur doit atteindre les mille degrés celsius. Le bol va subir un choc thermique lors de l’ouverture du four, provoquant ainsi des craquelures sur le matériau.