Exode rural

Migrations provoquées par l’environnement et conflits sont indéniablement liés : la diminution des ressources intensifie la concurrence et met des populations en rivalité. C’est le cas au Darfour mais aussi pour les populations nomades dont les moyens de subsistance et l’efficacité des stratégies d’adaptation traditionnelles sont mis en péril par les changements climatiques. Exode rural dans la région des Hauts Plateaux éthiopiens, crise humanitaire pour les communautés indigènes de l’Alaska, ravages de la sècheresse et des inondations pour les communautés pasteurs du Kenya, quels que soient les impacts, l’eau se trouve au coeur de la question des migrations dues au changement climatique.

Golfe du Bengale

Le golfe du Bengale est un endroit du monde où les conséquences du réchauffement climatique sur les populations, sont particulièrement visibles : la fonte des glaciers himalayens combinée à la dilatation de la mer entraîne la montée régulière du niveau de la mer qui rogne les terres et noie inexorablement les îles de l’archipel de Sunderbans. Les habitants sont contraints de migrer vers la capitale déjà surpeuplée ou vers les pays voisins confrontés à des problèmes démographiques. Pour inverser cette tendance il faudrait des décisions politiques qui tardent à venir.

Migrants climatiques

La question des migrations climatiques n’est pas un phénomène nouveau : en effet, dès la préhistoire, des déplacements humains importants ont eu pour cause des modifications du climat (glaciation par exemple). C’est même une des explications possibles pour la disparition des hommes de Neandertal. Aujourd’hui, c’est l’activité humaine qui, en modifiant les équilibres climatiques, entraîne de nouvelles migrations.

Les zones les plus vulnérables sont les littoraux et les basses plaines (ou les deltas), touchés par l’élévation du niveau des mers et par les inondations. Les populations vivant dans ces régions doivent faire face à la disparition de leur terre, dont très souvent dépend leur subsistance. Une majorité d’entre elles sont forcées de se déplacer pour survivre, en migrant dans leur propre pays ou en passant les frontières. Les habitants des vallées en aval des grands glaciers, de l’Himalaya en particulier, sont eux aussi menacés par la fonte des lacs.