14. avr., 2018

Une barrière de corail au Brésil

Le récif corallien a été découvert par des scientifiques brésiliens, l’année dernière. Mais dès les années 1970, on soupçonnait que ces eaux de l’Amazone cachaient quelque chose. Greenpeace, qui mène actuellement une expédition sur place, entend bien protéger cet écosystème menacé par l’industrie pétrolière.

La présence de ce récif à cet endroit, au large de l’embouchure de l’Amazone est surprenante. « Ce sont des eaux très riches en sédiments. Ils empêchent la lumière de passer et donc la photosynthèse, dont ont besoin les symbiotes des coraux. Donc, normalement, il ne devrait pas y avoir de coraux à cet endroit », ajoute la spécialiste d’Ifremer. Le flux de l’Amazone n’est pas constant, « les zones de salinité et de turbidité (eaux boueuses) peuvent varier. Certaines périodes doivent donc être plus favorables que d’autres à la croissance des coraux ». Par comparaison, la Grande Barrière de Corail est située dans des eaux pauvres en nutriments, mais très transparentes et donc favorables à la photosynthèse.