Les Moghols

15. avr., 2018
Comme mécène, Akbar, dont certains assurent qu'il était illettré, se montra protecteur très éclairé des peintres, aussi bien dans le domaine de l'enluminure des livres manuscrits que dans celui des tableaux isolés. Sa passion pour les œuvres marquées par le réalisme et la copie des scènes les plus vivantes sera à l'origine d'un essor considérable de l'activité des ateliers impériaux de peinture.
Il est souvent présomptueux de porter un jugement sur l'activité artistique d'une époque. Sous le règne d'Akbar cependant les peintres de la cour parviennent à réaliser une harmonieuse synthèse des traditions picturales indienne et persane.
Akbar fit illustrer de grandes œuvres littéraires en persan : un roman, puis une autobiographie de son grand-père Babur, et, enfin, sa propre biographie (Akbar-name), due à son conseiller et ami Abul-Fazl. Sans doute exista-t-il encore d'autres manuscrits impériaux, aujourd'hui perdus, comme le "Livre des Merveilles de la Création" de Qazvini.
Agé, Akbar aura à souffrir de la rébellion ouverte de son fils, Salim, pourtant destiné à régner. Impatient de monter sur le trône, Salim, fils d'Akbar et d'une princesse rajpoute, s'était lui-même proclamé empereur alors qu'il était encore gouverneur d'Allahabad, sur le Gange, et avait fait périr le puissant conseiller de son père, Abul-Fazl.
15. avr., 2018

Fatehpur-Sikrī   est une ville de l'État de l'Uttar Pradesh en Inde. Elle fut la capitale impériale de l'Empire moghol de 1571 à 1584. Construite par l'empereur Akbar, parfaitement conservée depuis son abandon, elle est un témoignage remarquable de l'architecture indienne du XVIe siècle.

 
 

 

15. avr., 2018

Le nom « Moghol » est dérivé du nom de la zone d'origine des Timurides, ces steppes d'Asie centrale autrefois conquises par Genghis Khan et connues par la suite sous le nom de  « Terre des Mongols ». Bien que les premiers Moghols aient parlé la langue tchaghataï, et conservé des coutumes turco-mongoles, ils avaient pour l'essentiel été « persanisés ». Ils introduisirent donc la littérature et la culture persanes en Inde, jetant les bases d'une culture indo-persane.

Gwalior, quatrième plus grande ville de l’État du Madhya Pradesh, doit sa renommée à sa cité forteresse perchée à 100 mètres de haut que l’empereur Moghol Babur surnomma la perle de l’empire. Elle est aussi connue comme un pôle culturel, demeure du musicien-poète Tansen et berceau d’une des plus vieilles gharana ou école de musique classique hindoustanie.

15. avr., 2018

Ils ne sont que six à pouvoir revendiquer le titre de Grand Moghol, six souverains qui ont marqué l'Histoire de l'Inde et l'imaginaire occidental.

Héritiers des Mongols auxquels ils doivent leur nom, après déformation, ils ont créé un empire qui a brillé sur les champs de bataille comme dans les arts, offrant au monde le joyau du Taj Mahal. Citons Zahir ud-din Muhammad, un guerrier chiite du Turkestan. Celui-ci peut revendiquer une belle ascendance puisqu'il compte Tamerlan et Gengis Khan dans son arbre généalogique. Il s'est vite lancé sur leurs traces en multipliant les conquêtes jusqu'à prendre Kaboul en 1520 avec l'inquiétant surnom de Bâbur, le «Tigre ».