15. avr., 2018

Miniatures et peinture

Comme mécène, Akbar, dont certains assurent qu'il était illettré, se montra protecteur très éclairé des peintres, aussi bien dans le domaine de l'enluminure des livres manuscrits que dans celui des tableaux isolés. Sa passion pour les œuvres marquées par le réalisme et la copie des scènes les plus vivantes sera à l'origine d'un essor considérable de l'activité des ateliers impériaux de peinture.
Il est souvent présomptueux de porter un jugement sur l'activité artistique d'une époque. Sous le règne d'Akbar cependant les peintres de la cour parviennent à réaliser une harmonieuse synthèse des traditions picturales indienne et persane.
Akbar fit illustrer de grandes œuvres littéraires en persan : un roman, puis une autobiographie de son grand-père Babur, et, enfin, sa propre biographie (Akbar-name), due à son conseiller et ami Abul-Fazl. Sans doute exista-t-il encore d'autres manuscrits impériaux, aujourd'hui perdus, comme le "Livre des Merveilles de la Création" de Qazvini.
Agé, Akbar aura à souffrir de la rébellion ouverte de son fils, Salim, pourtant destiné à régner. Impatient de monter sur le trône, Salim, fils d'Akbar et d'une princesse rajpoute, s'était lui-même proclamé empereur alors qu'il était encore gouverneur d'Allahabad, sur le Gange, et avait fait périr le puissant conseiller de son père, Abul-Fazl.