« la vue de face est toujours très incomplète et même trompeuse, car, pour les femmes notamment, des vêtements complémentaires tels qu'un tablier changent tout à fait la physionomie et cachent même la structure vraie du costume ». A l'époque où les clichés ont été pris, tous les costumes n'étaient probablement pas portés au quotidien. Certaines personnes ont sorti à l'occasion de la séance de pose leurs plus beaux habits, voire des vêtements qui ne n'étaient plus portés depuis des années.

Danseuses et musiciens à Bou Saada en Algérie 1911

Les danses, caractéristiques de la région et uniques dans leur genre en Algérie, tels que le saadaoui, la danse du cheval, oumayna et autres, témoignent, à l'instar des chants et de la musique, d'une grande sophistication artistique qui n'ont donné lieu à aucun travail de recherche artistique*

.Les tenues vestimentaires et les coiffures anciennes sont très spécifiques à la ville et renseignent sur les origines de la population et sa grande diversité.

Selon certains observateurs, l’origine andalouse d’une partie de la population est aussi attestée par les robes que portent les femmes. Les volants froncés de el roppa (la robe) rappèlent étrangement la jupe gitane alors que le chant dit gharbi, chanté par exemple par Khélifi Ahmed, est très proche sinon semblable à la complainte flamenco . La légende rapportée par les anciens voudrait qu’à la chute de Cordoue en 1492 les habitants d’un des quartiers de la ville, avant de se quitter, se soient promis de se retrouver un jour et de le reconstruire.

Jeunes filles kurdes de Mar Yacoub, Irak 1927

Mar-Yacoub, une forteresse construite sur un piton, au nord- ouest d'Alkosh,en Irak.  Mais la vie y était rude, austère et souvent dangereuse puisque les pères dominicains se retrouvent souvent sous le feu croisé des belligérants kurdes et assyriens quand éclatent les troubles ...Au Monastère St Jacques, (Mar Yakub en arabe) les récoltes battent leur plein : cerises, abricots, mures, ainsi que les plantes aromatiques: tilleul, sauge,lavande, romarin…sans oublier les fameuses roses de Damas ; toutes récoltes qui permettent de confectionner les fameux produits du Monastère, dont les plantes médicinales...Ces deux jeunes filles, en costume traditionnel, allaient puiser de l'eau non loin de là...

Femmes d'ukub en Serbie 1913

Régiment de marche de spahis marocains . Son fait d'arme le plus important, aux côtés des 1er et 4e régiment de chasseurs d'Afrique, est la prise de la ville d'Uskub (aujourd'hui Skopje en Albanie), un des plus beaux faits d'armes de notre cavalerie, le 29 septembre 1918. Les spahis escaladent des sommets abrupts et traversent d'interminables futaies pour arriver à Uskub, où ils doivent délivrer la Serbie.

Les hommes valides étant partis à la guerre, ce sont les femmes et les enfans qui cultivent ; la main-d'œuvre agricole est devenue entuèrement féminine.

Bédouine de Palestine 1918

Le costume traditionnel palestinien est très riche. Villageois, citadin, bédouin, le vêtement du palestinien est différent selon la région, mais également la catégorie sociale de la personne. De plus, au vu de la lourdeur de son histoire, de ses mémoires volées, il convient de retourner entre 1918 et 1948 pour trouver de véritables informations.

  • Gardien de mosquée,Irak 1927

  • Fillette à Kyoto, Japon
    1926

  • Costume traditionnel de jeune fille au Tyro, Italie 1921

Les trois filles de Smilevo

 Les Macédoniens portaient 70 types de costumes nationaux différents, selon la région où vivaient les gens, tels que: Skopska Blatija, Skopska Crna Gora , Haut Polog, Basse Polog, Plaine Prilep - Bitola , Haute Prespa, Basse Prespa, Plaine d' Ohrid, Plaine de Struga, Drimkol, Malesija, Mariovo , Ovče Pole , Malesevo et beaucoup d'autres. Chaque type de costume folklorique a ses propres caractéristiques, mais commun à tous est la présence de la couleur rouge, noire et blanche et les formes géométriques sur elle.