21. avr., 2018

Deux tendances

Chacun ayant son tempérament propre, le mouvement Nabi n’est pas une école et chacun suit sa voix. Très vite le groupe se scinde en deux tendances : les Nabis mystiques (Denis, Sérusier, Ranson) marqués par les primitifs toscans et l’art byzantin et les Nabis décorateurs (Bonnard, Vuillard, Vallotton, Roussel) inspirés par les estampes japonaises et la photographie, puis le groupe se sépare en 1903, mais il va avoir une portée considérable. En réinventant, en effet, un langage plastique ils vont contribuer à l’émergence des avant-gardes du XXe siècle.