21. avr., 2018

Dissenssions

 Un des premiers à réviser son jugement sur ces jeunes peintres est Renoir qui, en 1898, écrit à Bonnard pour le féliciter des dessins qu’il a donnés pour illustrer Marie, de Peter Nansen. Un an plus tard Pissarro, lui aussi, succombe au charme du jeune homme et enfin c’est au tour de Monet d’apprécier l’art et la compagnie de cet artiste. C’était mal les juger, en effet, de voir en eux des réfractaires aux beautés de la nature. Si les Nabis se sont éloignés des impressionnistes et de leur peinture, c’est peut-être parce qu’ils en avaient été trop proches. Ils ne renient pas l’héritage des Indépendants, ils veulent seulement le faire fructifier. Comme l’explique Bonnard : « Quand mes amis et moi voulûmes poursuivre les recherches des impressionnistes et tenter de les développer, nous cherchâmes à les dépasser dans leurs impressions naturalistes de la couleur.L'art n'est pas la nature.