21. avr., 2018

Les Nabis et le japonisme

 A la fin du 19ème siècle, l’attraction de l’ailleurs se fait  de plus en plus forte dans une Europe frustrée et en pleine colonisation. A l’Orientalisme succède alors peu à peu le japonisme. Nous verrons donc comment les Nabis, par l’exemple de Bonnard, envisagent l’art de l’estampe japonaise et se l’approprie.s japonaises. En effet, le « Nabis très japonard » tel que le surnommait Picasso s’approprie l’ailleurs pour créer sa propre œuvre en s’y référant.

Le tableau est aussi dépourvu de toute perspective, juste des aplats de couleurs. Les formes simples sont crées par petites touches Les couleurs sont en parfaite harmonie : jaune, orangé, vert clair et brun. Elles sont rehaussées de noir qui structure le tableau . Ce trait noir rappelle aussi la calligraphie japonaise. On retrouve cette inspiration dans la signature du peintre.

Le visage à peine esquissé de la femme montre, que l’artiste ne cherche pas tant à la représenter qu’à montrer l’harmonie des formes et la stylisation du tableau.