Les sources du Nil

28. avr., 2018
Après avoir bravé rapides, marécages et guérilla, en 2006, des explorateurs prétendent avoir localisé, au Rwanda, le lieu de naissance du fleuve mythique, recherché depuis la Haute Antiquité. 

A défaut de trancher la question, la récente expédition anglo-néo-zélandaise "porte le coup de grâce à l'axiome  faisant du lac Victoria l'origine du Nil.

Cette querelle des sources se nourrit aujourd'hui d'un autre enjeu : celui du partage des eaux d'un fleuve qui, arrosant une dizaine de pays, abreuve 100 millions d'individus.





28. avr., 2018

Richard Burton et le docteur Livingstone vivront eux aussi dans l'illusion d'avoir atteint leur but. Ces hommes soutenus par l'omniprésente Royal Geographical Society, à la fois aventuriers, cartographes, chasseurs et géologues, vont y laisser parfois leur vie. La grande presse s'empare bientôt du mythe. Livingstone a disparu dans la brousse depuis trois ans ? Le New York Herald envoie un reporter à sa recherche : Henry Morton Stanley. On retrouvera ici la célébrissime phrase de Stanley : "Doctor Livingstone, I presume ?"  "Yes."

 
28. avr., 2018

Après tout,  ne suffit-il pas de prendre le Nil à Alexandrie et de le remonter ? Non. Car très vite, ce ne sont que chutes d'eau infranchissables, marécages immenses, bras dont on ne sait jamais lequel est le cours principal. Le premier à tenter l'aventure s'appelle James Bruce : cet Ecossais, bon vivant, savant et exalté, fut comparé au fantasque baron de Münchhausen. Il se lance en 1768, franchit les fameux monts de la Lune, censés être les "gardiens" des sources, et, après un périple épuisant, lance solennellement : "Les sources ne sont plus un mystère : je les ai découvertes au coeur de l'Abyssinie interdite. Bruce a remonté un affluent, baptisé le Nil bleu...

28. avr., 2018

S'il est communément admis que le Nil est le fruit de la rencontre dans la capitale du Soudan - Khartoum - du Nil bleu, qui prend sa source dans le lac Tana (Ethiopie), du Nil blanc, provenant du lac Victoria, et de la rivière éthiopienne Atbara, déterminer avec précision sa source parmi ses nombreux affluents est très délicat.

Or ce fleuve étrange a caché jusqu’à ce jour son origine. On la lui demande en vain depuis deux mille ans. Au commencement du second siècle de notre ère, l’astronome et géographe Ptolémée la plaçait déjà dans les montagnes de la Lune. Jamais cette recherche n’a été complètement abandonnée, toutefois ce n’est que depuis un demi-siècle que l’on a fait de persévérants efforts pour résoudre ce problème géographique. De nombreux voyageurs ont essayé sérieusement de remonter le fleuve jusqu’à sa source ; mais cette source semblait s’éloigner à mesure qu’ils avançaient. Si un de ses principaux affluents, le  Nil-Bleu, avait révélé tous ses secrets, l’origine du fleuve principal, le Nil-Blanc, restait toujours enveloppée du même mystère. Les explorateurs n’ont cependant manqué ni de courage ni de hardiesse.