Darwin et Chatwin

Jules Verne fut le premier à évoquer, en littérature, la Patagonie, cette terre du bout du monde dont la puissance évocatrice rivalise avec l'Amazonie, Tombouctou et Zanzibar. Dès les premières pages des Enfants du capitaine Grant, il est question d'un message trouvé dans une bouteille, avalée par un requin. Publié en 1865, ce roman devance de dix ans la première traduction française du Voyage d'un naturaliste de Darwin, dans lequel le scientifique du Beagle relate ses découvertes en Terre de Feu et aux Galapagos. C'est après avoir lu Darwin mais également Le phare du bout du monde dont l'action se situe à l'extrême Sud du continent américain, que Bruce Chatwin entreprend le voyage qui le rendra célèbre., que Bruce Chatwin entreprend le voyage qui le rendra célèbre. «Le désert patagonien n'est pas un désert de sable ou de cailloux mais une étendue ininterrompue d'arbustes épineux, à feuilles grises, qui, écrasées, dégagent une odeur amère. Contrairement aux déserts d'Arabie, il n'a suscité aucune manifestation spectaculaire de spiritualité, mais il tient une place dans le registre des expériences humaines. Charles Darwin trouva irrésistibles ses qualités négatives.»

Le phare du bout du monde, Jules Verne

Le phare de San Juan del Salvamento, dit le « Phare du bout du monde »est un phare situé en Patagonie d'Argentine,  au large de la péninsule Mitre (Terre de Feu argentine).Jules Verne s'en est inspiré pour son roman Le Phare du bout du monde. Publié à titre posthume, la version originale du roman a été éditée en 1899. Même dans sa version retouchée, il s'agit de l'un des romans les  plus sombres de l'écrivain. Un gardien de phare, Vasquez , se retrouve seul après que des pirates  ont sauvagement assassiné ses deux compagnons....

Le passage du cap Horn

Le passage de Drake s'imposait comme une des premières routes commerciales du monde. En 1892, plus de 1 200 voiliers croisaient le cap Horn: tout à leur course de vitesse, les grands clippers évitaient les tortueux canaux de Patagonie. Mais la navigation restait particulièrement périlleuse.