Rue Victor Hugo à Bourges

Le parcours

La Route Jacques Cœur est née en 1954 à l'initiative des propriétaires des châteaux d'Ainay-le-Vieil et Meillant. Tout d'abord appelée "Circuit des Châteaux du Cœur de la France", la Route Historique la plus ancienne de France, plus d'un demi-siècle plus tard, en compte désormais 18 : Châteaux de Gien, de La Verrerie, Menetou-Salon, La Chapelle-d'Angillon, Sagonne, Pesselières, Mehun-sur-Yèvre, Meillant, Ainay-le-Vieil et Peufeilhoux, les Villes de Sancerre, Bourges, Aubigny-sur-Nère, Argent-sur-Sauldre, Dun-sur-Auron, Mehun-sur-Yèvre, Saint-Amand-Montrond, et les sites de l'Abbaye de Noirlac et du Palais Jacques Coeur.

Palais Jacques Coeur

La route porte le nom d’un célèbre Berrichon, Jacques Cœur, grand marchand de Bourges et argentier, au XVe siècle, du roi Charles VII. Cette ville de prime abord austère et grise cache quelques joyaux, autour de la splendide cathédrale gothique Saint-Étienne (inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco). Premier d’entre eux, évidemment, le Palais Jacques-Cœur tout d’arabesques et de raffinement Renaissance. Bourges a d’autres atouts dans sa manche et surprendra notamment par son écheveau de ruelles médiévales, bordées de maisons à pans de bois ou à tourelles

Bourges le palais Jacques Cœur appelé pendant des lustres "la Grant'Maison" est le plus bel édifice civil du XV ième siècle. Sa façade a permis de découvrir des frises ciselées et des personnages d'une grande pureté. Les sculptures ou bas relief des pièces et cheminées, dont un cul de lampe représentant la légende de Tristan et Iseult.

 

Jacques Coeur

Jacques Cœur à Bourges est omniprésent, son nom symbolise la réussite, la puissance, la gloire et aussi la chute et l'ingratitude. Homme mal connu, auréolé de légende, ami peut-être de Jeanne d'Arc et confident d'Agnès Sorel, c'est un personnage  adulé  à Bourges..

Grand Argentier de Charles VII, « le petit roi de Bourges », sut contribuer à faire de la cité berruyère le point d’ancrage de grandes familles de marchands qui étendirent leurs ramifications jusqu’aux limites du monde connu. Capitale administrative, politique, religieuse et militaire du pays, célèbre par ses artistes, artisans, paysans et maraîchers, Bourges fut alors un  grand centre de rencontres et d’échanges. Bénéficiant de l’essor artistique conduit par le duc Jean de Berry, Jacques Cœur fit construire ce chef d’œuvre qu’est sa « Grande Maison ».

La cathédrale de Bourges

L’édifice est surmonté d’un pélican, et non d’un coq. Une particularité de la cathédrale de Bourges qui serait la seule de France ornée de cette façon. Le pélican symbolise l’Eucharistie. Au Moyen-Age, on croyait en effet qu’il perçait son flanc pour nourrir ses petits de sa propre chair et de son sang .

C'est sans aucun doute la cathédrale gothique française qui a su conserver le plus d'authenticité. Elle est rigoureusement conforme plus de 800 ans après son édification aux plans de celui que l'on appelle depuis toujours " le premier maître de Bourges ". L'anonymat au Moyen Age était courant sauf pour les personnages importants qui avaient généralement une identité. Or, de l'homme qui a conçu la cathédrale de Bourges, nous ne savons rien. Ni son nom, ni d'où il venait, ni ce qu'il devenu après le début des travaux……. Quelques hypothèses ont été avancées, ce génie venait sans doute de la région de l'Aisne, où il avait fait " son apprentissage ", et s'il a quitté Bourges, peut être est-il parti en Espagne vers Burgos ou Tolède. Mais ce ne sont que des suppositions, la seule certitude, c'est qu'en 1195, lors de ce qui fut peut être " la cérémonie de la pose de la première pierre ", il était là, avec ses idées et ses plans, sans que personne ne note son nom ! 

 

Sancerre

Sancerre, cité médiévale berrichonne, perchée sur son piton rocheux à 312 m d'altitude, domine le splendide panorama du Val de Loire. De l'esplanade Porte César s'offrent en toile de fond les lointains sommets des Monts du Morvan aux délicates tonalités pastels.

De toute part, formant écrin et entretenues par les vignerons, fiers de leurs traditions ancestrales, les vignes produisant le "Sancerre" semblent monter à l'assaut de la ville !

Mehun su Yèvre

On la nomme parfois la cité de Charles VII. Elle  est connue depuis le IXe siècle, tant par des sources écrites que par des sources archéologiques. Au Moyen Âge, la ville se développe autour de l'église et du château. Un atelier monétaire battait une monnaie locale au XIe sièc. Au XVe siècle, elle est dotée d'une troisième enceinte.

 

L'activité de la ville décline progressivement après la mort du souverain. Elle reprend lors de l'installation des porcelainiers au XIXe siècle. Avec l'arrivée de Charles Pillivuyt en 1854 et le développement de l'industrie de la porcelaine à Mehun et dans sa région, une ville nouvelle est construite autour des manufactures.

Abbaye de Noirlac