La maison de Dali à Portiligat

A Portlligat, près de Cadaquès, à quelques kilomètres des plages  de la Costa Brava, on peut visiter la maison que Salvador Dali habita entre 1930 et 1982, date de la mort de Gala, sa muse  Agrégats de plusieurs maisonnettes de pêcheurs reliées par un dédale de couloirs, la maison est restée dans l'état et l'ombre du grand artiste surréaliste plane toujours sur le site.

Dali, peintre catalan

Si l'on accepte d'entrée que son personnage faisait partie de sa démarche créatrice, on est obligé de reconnaître la place primordiale que Salvador Dali occupe dans l'art du XXe siècle. Le surréaliste a marqué son temps de son empreinte bien davantage que nombre d'autres artistes. Salvador Dali était connu de tous, chacun connaissait et aimait ses toiles. Au moins les plus célèbres d'entre elles. C'est sans doute ce qui explique la fréquentation de la maison du maître catalan, à Portlligat, à quelques kilomètres de Cadaquès sur la très populaire Costa Brava.

L'inspiration de la maison

 C'est une maison blanche accrochée à la colline, où plutôt un ensemble de maisons de pêcheurs, que Salvador Dali avait réunies pour en faire un logis confortable. Il l'a partagé avec  Gala, jusqu' en 1982. Dali devait lui survivre sept ans, sans jamais remettre les pieds dans cette demeure dont il avait acquis la première maisonnette en 1930. Un regard avisé peut reconnaître dans la bâtisse mais surtout dans ses environs des éléments des tableaux de Dali. Les plages et la baie d e Portiligat.C’est là qu’il va peindre la plupart de ses grandes toiles. La présence de l’atelier, de ses pots de pigments, la décoration des salles (bibliothèque, cuisine, chambre, salle de bain…) ainsi que la multitude d’objets et souvenirs (tapis, fleurs séchées, tapisseries de velours, meubles anciens, collection de cannes…) ayant appartenu au couple Dalí, et restés à leur place, rendent ces lieux émouvants et comme « habités ».

Chaque fenêtre encadre le même paysage omniprésent dans l’œuvre de Dalí : la baie de Portlligat. L’extérieur de cette grande maison blanche surmontée d’œufs monumentaux couronnant la toiture, est tout aussi pittoresque que l’intérieur, fait d’une succession de terrasses dominant la mer et d’un jardin escarpé et sauvage dans lequel est couché Le Christ aux déchets, sculpture (originale) créée avec des débris rejetés sur la plage.A  l’arrière de la maison, dans le patio entouré d’une oliveraie où Dali s’est fait construire une piscine  débouchant sur un salon d’été arabisant et totalement kitsch avec ses animaux empaillés, son mur de pneus Pirelli, son bonhomme Michelin et sa cabine téléphonique.