Ses débuts à Paris

Modigliani est né d'une famille juive  de Livourne en 1884, s'inscrit à l'institut de Venise où il fréquente les bas-fonds.

En 1906, il déménage à Paris, alors le centre de l'avant-garde, au Bateau-Lavoir, un phalanstère pour artistes de Montmartre. D'abord influencé par Toulouse-Lautrec, il s'inspire de Paul Cézanne, du cubisme et de la période bleue de Picasso. Il est remarqué pour sa vitesse d'exécution. Il ne retouche jamais ses tableaux mais ceux qui ont posé pour lui ont dit que c'était comme avoir son âme mise à nu.


La sculpture

 Il installe, en avril 1909, son atelier à la Cité Falguière de Montparnasse et se consacre à la sculpture sur pierre, qui pour quelque temps passe au premier plan de sa création. Malade, il décide de rentrer en Italie.

À Livourne et à Carrare, influencé par le style épuré de Brancusi, qu'il a rencontré à Paris. Modigliani s'investit à corps perdu dans la sculpture.

Il revient à Paris et loue un atelier à Montparnasse. En 1910, il fait la rencontre de la poétesse russe, Anna Akhmatova et vit une liaison avec elle, le temps du séjour de celle-ci à Paris. Elle lui inspira plusieurs dessins et au moins une peinture proche de la sculpture (Cariatides).

 L'année suivante, des sculptures de Modigliani sont exposées au Salon d'automne. Amedeo Modigliani fait la connaissance des sculpteurs Jacob Epstein et Jacques Lipchitz, qui décrit l'art de Modigliani comme « l'expression de ses sentiments personnels.

Il découvre l'art nègre et cambodgien au musée de l'Homme. Ses statues sont reconnaissables à leurs yeux en amande, la bouche petite, les nez fins et longs et les cous allongés.

Au printemps 1913, Amedeo Modigliani est à Livourne où il s'installe à côté d'une carrière. Là, il taille le marbre, alors qu'auparavant il ne travaillait que le calcaire.

Ses portraits

Sa mauvaise santé le force à abandonner la sculpture ; les poussières et l'épuisement l'obligent à se consacrer seulement à la peinture (c'est tout au moins l'hypothèse la plus souvent émise, son insuffisance respiratoire étant peu compatible avec l'inhalation de poussière de pierre). Peut-être aussi ne voit-il pas d'avenir à son travail de sculpteur. Sur le plan artistique, il ne progresse pas et les quelques expositions qu'il fait n'attirent guère l'attention et ne lui rapportent guère financièrement.

De retour à Paris, il s'installe à La Ruche et fait le portrait des habitués de Montparnasse, comme Soutine qui a un « gosier en pente », Diego Rivera, Juan Gris, Léopold Survage, Max Jacob, Blaise Cendrars, Foujita, Jean Cocteau et Raymond Radiguet.

Modigliani à Paris

Le jeune Amedeo arrive à Paris en 1906, et réalise ainsi son rêve de vivre dans le lieu où naissent et se croisent les différents mouvements artistiques. En effet, le jeune homme se sentait très à l'étroit dans sa Toscane natale, où il ne réussissait pas à réaliser les objectifs qu'il s'était fixés. Arrivé dans le chic quartier de la Madeleine, il prend une chambre dans un hôtel grâce à l'argent de ses parents et part à la quête des lieux les plus prisés par les artistes.

Ancrée dans le IXe arrondissement, cette voie qui nous mène tout droit à la colline montmartroise était, début 1900, le graal de tous les artistes et collectionneurs. La rue comptait de nombreuses galeries d'art. Au 46 se situait celle de Clovis Sagot, au 16 la galerie Durand-Ruel et au 37 la galerie Vollard. C'est ici que Modigliani venait observer les tableaux de Pissarro, Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec, mais aussi Gauguin et Cézanne.

 

Le Bateau Lavoir

Situé sur la butte de Montmartre, non loin du Sacré Cœur, le Bateau Lavoir est connu pour avoir accueilli un grand nombre d'artistes. Le bâtiment était essentiellement habité par deux nationalités: les Italiens et les Espagnols. Modigliani y a vécu pendant une courte période. La résidence comporte 25 ateliers séparés par un couloir. Suite à un grave incendie en 1970, Charpentier a reconstruit la partie abîmée à l'identique en 1978, tandis que la partie intacte est aujourd'hui monument historique. Selon la légende, on doit son nom à Max Jacob, qui l'a nommé «Lavoir» pour ironiser sur le seul point d'eau présent dans le bâtiment, et «Bateau» à cause de la subdivision de l'espace intérieur.

Le lapin agile

Le Lapin Agile est le plus vieux cabaret de Paris. Lieu prisé par les artistes pendant les années folles, il perpétue toujours la tradition en proposant des spectacles musicaux. Tous les artistes peuplant la butte se retrouvaient dans ce lieu incontournable, y compris Modigliani. Des lettres du peintre Ludwig Meidner, entre-autres, décrivent la rencontre des deux artistes dans ce lieu bohème, où l'on pouvait boire à petit prix et discuter d'art jusqu'au lever du soleil.

Son "atelier ocre"

Amedo Modigliani est parti d'Italie pour s'installer à Paris en 1906, où il découvrit une nouvelle communauté artistique qui comprenait notamment Pablo Picasso, Jean Cocteau et Brancusi. Après différents séjours à Livourne, mais aussi dans le sud de la France pour soigner sa santé fragile, l'artiste est revenu à la capitale en 1919 pour s'installer dans son "atelier ocre" rue de la Grande-Chaumière, dans le quartier de Montparnasse.

L'atelier de Modigliani existe toujours à Paris, mais bien qu'il ait été transformé depuis l'époque où le peintre l'habitait, les lieux ont été modélisés selon les plans de l'atelier d'origine.