Maître et Marguerite

19. mai, 2018

Dans Le maître et Marguerite, nous trouvons des dizaines de références qui relient le personnage du maître à Boulgakov lui-même. Le sous-sol où le maître écrit son roman correspond parfaitement à la petite maison des frères Sergueï et Vladimir Topleninov à Moscou, où Boulgakov aimait venir et où il a travaillé également sur Le Maître et Marguerite. Et le personnage de Marguerite n'apparaît dans le roman qu'en 1929, peu de temps après que Boulgakov a rencontré Elena Sergueïevna. Incidemment, cette rencontre a eu lieu dans le Bolchoï Gnezdnikovski pereulok où le maître et Marguerite se sont rencontrés pour la première fois, elle, avec son bouquet de fleurs jaunes que le Maître avoue détester et préférer de loin les roses rouges.

19. mai, 2018

Au début du Maître et Marguerite, Woland est présenté comme un étranger, ce qui suscite des sentiments mitigés chez Ivan et Berlioz, ses premiers contacts à Moscou. Il deviendra vite clair pourquoi. Le professeur Woland est hypocrite et rusé, mais peut aussi être noble et généreux. Les contrastes de sa personnalité se reflètent également dans son apparence: «L’œil droit noir, le gauche - on se demande pourquoi - vert. Des sourcils noirs tous deux, mais l’un plus haut que l’autre. Bref: un étranger». Il a ajouté qu'il pouvait prédire l'avenir, y compris la décapitation de Berlioz.

Woland et son escorte ont causé un chaos immense à Moscou. Ils ont organisé un spectacle de magie noire au théâtre des Variétés. Sur son bal annuel, Woland laisse tomber son déguisement en tant que professeur et montre qu'il est le diable. Après le bal, lui et son escorte partent vers le monde souterrain sur des étalons noirs.

19. mai, 2018

 Elle portait un bouquet d’abominables, d’inquiétantes fleurs jaunes. Le diable sait comment elles s’appellent, mais je ne sais pourquoi, ce sont toujours les premières que l’on voit à Moscou. Et ces fleurs se détachaient avec une singulière netteté sur son léger manteau noir. Elle portait des fleurs jaunes ! Vilaine couleur. Elle allait quitter le boulevard de Tver pour prendre une petite rue, quand elle se retourna. Vous connaissez le boulevard de Tver, n’est-ce pas ?Des milliers de gens y circulaient, mais je vous jure que c’est sur moi, sur moi seul que son regard se posa – un regard anxieux, plus qu’anxieux même – comme noyé de douleur. Et je fus moins frappé par sa beauté que par l’étrange, l’inconcevable solitude qui se lisait dans ses yeux ! L’idée que je devais absolument lui parler me tourmentait, car j’avais l’angoissante impression que je serais incapable de proférer une parole, et qu’elle allait disparaître, et que je ne la verrais plus jamais.

19. mai, 2018

C'est un voyage fabuleux, où l'on trouve du sacré et du brut; c'est un mélange entre tragédie antique et conte fantastique; C'est une histoire pleine de vie, de rêves; c'est une histoire d'amopur entre un auteur et une fleur, un manifeste pour la liberté ...

Le roman du Maître est violemment pris à partie par la critique qui exige une réécriture de l'oeuvre qui réfuterait jusqu'au fait même de l'existence du Christ. Poussé à bout par les persécutions et les privations de liberté ( il est exilé à Kazan), le Maître br^ule son manuscrit, c'et-à-dire agit comme Boulgakov lui-même avec son roman en 1830. Il trahit ainsi son héros en refusant de défendre cette vérité : la folie du Maître. Il reçoit alors l'aide d'une force mystérieuse, celle du Diable qui rend au Maître car elle s'est avéré indestructible. Les manuscrits ne brûlent pas. Seuls les auteurs meurent. Tel est le sort réservé au Maître et Marguerite. qui sont délivrés du monde hostile.