Conte chinois

Quant à mon initiation à la calligraphie chinois, c'est en déambulant dans les musées que j'en saisis les nuances. Mais devant mes yeux, les caractères devenaient flous. L'écriture chinoise avait la beauté de la neige d'encre et je commençai à fuir vers la sortie du musée. J'étais dans la confusion des caractères . Mais pour donner le change, je demandais que l'on me parle :

c'est l'histoire d'un vieux lettré qqui décide de se retirer du monde. Il choisit de s'enfuir dans la montagne et de méditer quelques livres classiques. Mais il a besoin d'un jeune garçon pour lui porter ses livres. Et à mi-chemin, il lui ordonne de jeter dans le vide, les livres. le vieux lettré se met à rire. Car toutes les pages des livres sont blanches et l'enfant se met aussi à rire car il sait qu'il va rester avec son vieux Maître longtemps...

Shanghaï

Je fis par hasard la connaissance de mon voisin, séjournant en Chine pour y vendre une machine de son invention, permettant de traduire instantanément plusieurs langues européennes en chinois : en écrivant quelque chose en français, il suffit detendre l'écran à un Chinois et  s'il sait lire, il vous comprendra...

Dans les rues de Shanghaî, musées, bâtiments ultra-modernes, ascenseurs vertigineux,pavillons rouge artificiellement conservés au milieu de qauartiers neufs, bouddhas de jade, bateau sur le Huangpu, esplanades où s"activent les amateurs de cerf-volants et les vieux s"adonnent au tai chi, promenade sur le Bund. Durant les heures passées dans Shanghaï, je souffrais chaque jour davantage de ne rien pouvoir déchiffrer.

Caracères chinois

Lorsque je débarquai à l'aéroport de Shanghaï, il me tardait de poser un pied minuscule dans la grande fourmilière des signes.C'est alors que j'eus un véritable choc en déchiffrant mon propre nom inscrit en lettres noires surun écriteau. J'étais donc attendu. Mais les quelques lettres qui forment mon patronyme flottaient paisibement, cernées par des milliers d'idéogrammes, frileuses rescapées de l'alphabet. Je m'en rapprochai et sans un mot, on s'empara de ma valise.

Je ne pouvais que la suivre. Gagné par le sommeil, j'avais le sentiment d'accoster dans un futur implacable et illisible.