Un totem dans la ville

 Onze street-artists pourront s’exprimer en toute liberté sur un mur réservé dans 11 arrondissements de Paris grâce à un projet retenu par la mairie et les Parisiens lors du vote du budget participatif pour que l’art investisse les rues. Plusieurs projets sont ainsi mis en œuvre et notamment la réalisation d’un mur de street-art par arrondissement.  

DaCruz est un artiste autodidacte, né à Paris dans le XIX arrondissement de Paris ( quartier de l'Ourcq) en 1977. Il signe ses réalisations DaCruz, son nom de famille, ce qui n'est pas très courant dans le milieu. Ses nombreux voyages en Amérique du Sud, en particulier au Brésil, en Afrique sont une source de créativité. La confrontation avec les cultures ancestrales (les masques des cultures pré-colombiennes l’ont en particulier marqué) a forgé chez lui un style primitif coloré urbain.

Il aura fallu 3 semaines de travail à DaCruz pour peindre ce mur géant, haut de 50 mètres et large de 10 mètres. Un totem coloré de 500 m² trône maintenant fièrement dans le 15ème arrondissement de Paris

Graffiti

Personnage mythique de la scène graffiti, Banksy est identifié comme étant un troubadour des temps modernes. Illustre artiste revendicateur, aucun fait social ne sait lui résister tant il est incisif et décoiffant dans son art. Banksy possède aujourd'hui sa place parmi les grands de ce monde par ses innombrables actes répréhensibles mais ô combien subversifs.

Les techniques qu'il emploie semblent relativement diversifiées. Bien sûr, il élabore lui-même des pochoirs très détaillés, ce qui nous permet de croire qu'il fait fréquemment usage de l'informatique pour y parvenir. Par ailleurs, dans le cadre de certaines oeuvres, il semble y avoir transposition d'images, peinture à main levée et bien sûr, une partie peinte à l'aérosol.

Porte de la Chapelle/migrants

Plusieurs œuvres non signées, mais attribuées à la star du street art, ont fait leur apparition à Paris ces derniers jours. Dont une représentation d'une fillette noire dessinant un motif tapisserie rose sur une croix gammée. Ce premier dessin est apparu en bordure du périphérique parisien, au nord de la capitale, près de l'ancien «centre de premier accueil» des réfugiés Porte de la Chapelle à Paris.

Cette œuvre a déjà été vandalisée avec une bombe de peinture bleue, par une personne certainement en contradiction avec le message de Banksy. Une autre toile du street artiste, créée près de la Sorbonne et représentant un homme qui donne à son chien un os qu'il vient lui-même de lui prélever, probablement pour dénoncer le capitalisme, a elle aussi était dégradée par une jeune femme qui a apposé un poster dessus.

Bansky

Banksy est à Paris. Sept œuvres attribuées au célèbre artiste britannique ont été réalisées, entre samedi 23 et lundi 25 juin, sur les murs de la capitale. La présence dans la ville de l'artiste, qui garde son identité secrète, n'a pas été confirmée officiellement, mais son style a été reconnu par des spécialistes de l'art. Les thèmes – le capitalisme, le sort des migrants, les rats –, les couleurs et le trait collent avec les précédentes réalisations du graffeur.

Ces pochoirs sont visibles au Bataclan, avenue de Flandre, près de l'ancien centre de migrants de la porte de la Chapelle ou dans le Quartier latin, à proximité de la Sorbonne. S'il n'avait créé d'œuvre à Paris, Banksy avait déjà laissé son empreinte en France, fin 2015, à l'entrée de la "jungle" de Calais, où 4 500 migrants vivaient dans des conditions éprouvantes.