Parc Oriental de Maulévrier

L'architecte Alexandre Marcel, en relation avec les propriétaires du Château Colbert qui domine le Parc, sublime les extérieurs du site en commençant par créer un jardin à la française, puis en façonnant un "paysage japonais". Il participe en 1900 à l'exposition universelle de Paris et intègre ensuite ses travaux au jardin, comme le temple Khmer Cambodgien. A sa mort le jardin tombe dans l'oubli. 
En 1980 le commune de Maulévrier rachète le Parc, restaure le site grâce à une association de bénévoles.

Jardin Albert Kahn à Boulogne

En 1989, le département des Hauts-de-Seine a souhaité rendre hommage à la vie et à l'œuvre d'Albert Kahn par la création d'une œuvre paysagère contemporaine. Ce jardin japonais contemporain, créé par le paysagiste Fumiaki Takano, est une métaphore de la vie de Kahn.

En 2000, après le désastre de la tempête, la forêt vosgienne a été reconstituée et complétée, nécessitant un investissement considérable du conseil départemental.
Les jardins sont des jardins historiques à voir comme des scènes paysagères, c'est pourquoi vous ne trouverez aucune indication botanique.

Morio Matsui et la Corse

On dirait que tous les paysages du monde se sont donné rendez-vous en Corse. Du coup, en arrivant ici, à l'occasion d'une exposition  au musée Fesch, à Ajaccio, je me suis senti comme à la maison. Les vallées brumeuses de la Corse me rappellent celles, mystérieuses, des montagnes sacrées japonaises. J'ai immédiatement été foudroyé par la beauté de la lumière du ciel. Instantanément, j'ai décidé de quitter Paris, où je vivais depuis trente ans, pour finir mes jours ici.

Cette lumière corse influence mon art. Autrefois, mon travail était sombre, abstrait. Il est devenu lumineux, joyeux, coloré. J'ai même commencé à peindre des aquarelles représentant des paysages.

Jardins zen dans la Drôme

Ces jardins ont été élaborés selon les principes du Feng Shui (art ou science chinoise pour harmoniser l’énergie environnementale) pour l’orientation et les implantations des maisons et des jardins. Ces jardins sont d’inspiration japonaise pour une grande partie avec un jardin de méditation où l’on ne pénètre que par le regard, des jardins de Thé, le jardin du Dragon (métaphore du cours d’eau) et un jardin de promenade qui emprunte à la tradition bouddhiste.

Foujita à Paris

Un Japonais à Paris. Si la capitale française accueille beaucoup d’artistes et créateurs japonais depuis les années 1980, elle restait au début du 20ème siècle une ville encore fermée à la curiosité extrême-orientale, trop lointaine et étrangère pour décider d’y vivre. C’est pourtant ce que Tsuguharu Foujita, né en 1886 à Tokyo, décida de faire en 1913, à l’âge de 27 ans. A peine sorti de l’école des beaux-arts de Tokyo, Foujita s’installe à Montparnasse, nouveau foyer fécond de l’art moderne, avec Montmartre.

A partir de ce quartier éloigné de sa ville natale, au contact d’artistes en train de révolutionner l’histoire (Picasso, Zadkine, Modigliani, Soutine…), Foujita s’impose comme un artiste phare de l’école de Paris. Marquante, à la fois pour elle-même et pour la dérive géographique dont elle procède, son œuvre reste pourtant encore en partie secrète pour le grand public.