Ecrivains en été

1. juil., 2018
Saison des pluies
la phosphorescence marine
tenue par le veilleur de nuit
Matsuo Bashõ ( 1644-1695 )
1. juil., 2018

 L’été grec était pour moi synonyme d’engrangement des fruits et des saisons de la mémoire. »

Dans Chemins d’écriture, il complète : « Athos fut ma première rencontre véritable avec un autre monde que celui de la province française et de Paris. Ma première rencontre avec un autre mode de vie et de pensée, avec une religion dont je devais avec mon seul instinct deviner les lois et les rites. »

L'été grec, c'était aussi l'île où l'on a choisi de passer du temps ! N'entends-tu pas la mer qui t'appelle ?

 

1. juil., 2018

Quoique nous n'ayons que de depuis peu passé le solstice d'été, la nuit était aussi sombre qu'en janvier. Un crépuscule incertain, visibles par intervallesalternaient avec des moments d'obscurité complète : mais il était impossible de découvrir la raison de ces changements subits .Le vent était fortau point qu'il nous empêchait de respirer; les cieux tout entiersparaissaient claquer comme une immense voile sous l'effet du tonnerre, et lorsqu'une accalmie tombait  sur Aros , nous entendions au loin les rafales de vent balayer l'espace dans un bruit lugubre.

Tout autour de l'île, les vagues pilonnaient sans cesse les récifs et les plages.tantôt plus forte ici et plus faible là, comme une musique d'orchestre aux multiles combinaisons, la masse sonore ne variait guère, ne fût-ce qu'un instant...

29. juin, 2018

Nous ne tardons pas à prendre le large et à accoster à la grande île comme à un autre bateau. A nous, les jardins promus voisins de ceux de Babylone et les vastes salles d'or et d'argent dignes des plus beaux chateaux du monde. , que ne pouvaient laisser prévoir de loin la façade hautaine du Palais Borromée. Visite où nous apprennons beaucoup d'une jeune guide, qui s'attendrit avec humour sur les moyens d'existence des survivants actuels de Borromée...

29. juin, 2018

J'ai bien connu un brochet, un été. C'était une grande bête grasse et forte, avec un bec de canard tout noir. il restait des heures sans bouger, près de la rive. Je ne sais trop quel rêve il poursuivait à à travers la brume des remous. Il avait l'air en exil ici-bas.

Il était dans les quatre heures. Le soleil cognait autant qu'il pouvait sur la terre qui craquait de partout.C'est pourqui je manquai de réflexe quand, à peine sorti de l'eau, le poisson se mit en tête d'y retourner en deux ou trois bonds dont l'un fut si violent qu'il cassa la ligne...