1. juil., 2018

R.L Stevenson - Nouvelles Hébrides

Quoique nous n'ayons que de depuis peu passé le solstice d'été, la nuit était aussi sombre qu'en janvier. Un crépuscule incertain, visibles par intervallesalternaient avec des moments d'obscurité complète : mais il était impossible de découvrir la raison de ces changements subits .Le vent était fortau point qu'il nous empêchait de respirer; les cieux tout entiersparaissaient claquer comme une immense voile sous l'effet du tonnerre, et lorsqu'une accalmie tombait  sur Aros , nous entendions au loin les rafales de vent balayer l'espace dans un bruit lugubre.

Tout autour de l'île, les vagues pilonnaient sans cesse les récifs et les plages.tantôt plus forte ici et plus faible là, comme une musique d'orchestre aux multiles combinaisons, la masse sonore ne variait guère, ne fût-ce qu'un instant...