Les photographies géantes de JR

Sur les murs, sur les trains, les wagons, sur les toits des bidonvilles, les photos géantes de JR, collées comme des affiches, ont fait le tour du monde. Au départ, au début des années 2000, il est un artiste de rue clandestin. Il a 20 ans, colle ses photos sur les murs et se cache pour éviter la police. Il affiche à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) sa première exposition et même s'il veut rester anonyme, il sait déjà où il va. Rapidement, il laisse tomber l'anonymat et impose ses codes. Côté look, ses chapeaux rétro et ses lunettes noires. Côté concept, c'est tout aussi efficace : des photocopies en noir et blanc, des formats immenses qui s'imposent à tous et systématiquement des visages anonymes.

 

"JR veut simplement rendre visible ce qui est invisible", analyse le directeur de la Maison européenne de la photographie (Paris). Il a également inventé un art participatif, avec une camionnette. Des volontaires y viennent eux-mêmes faire leur photomaton géant. Des centaines de bénévoles, eux, collent des kilomètres de papier. Il rentre pour la première fois au musée, exposé à la Maison européenne de la photographie jusqu'au 10 février 2019.