Au Grand Palais

Lénine comme Staline ont tout de suite compris que l'image est une arme de persuasion massive. Ils s'affichent comme des super héros puissants, immenses, sans ride. Au pays des Soviets, le travailleur est aussi présenté en héros. "Le régime soviétique va faire de la propagande un des fondements absolus de sa production artistique", explique un spécialiste de l'art soviétique. Sous le régime, les artistes sont sous pression et les images mentent. On peut donc voir Staline et Lénine comme deux vieux amis dans un film, alors qu'ils se détestaient en réalité.

 

Autre exemple : un dignitaire du régime effacé d'un tableau après avoir été exécuté. "Le peintre qui craint d'être accusé d'être proche d'un ennemi du peuple va immédiatement retoucher sa peinture et faire disparaître ce personnage". L'exposition du Grand Palais, à Paris, est intitulée Rouge, art et utopie au pays des Soviets.