Le travail d'hier et d'aujourd"hui

L'Organisation internationale du Travail (OIT) a ouvert  à Genève sa conférence annuelle. Un rendez-vous qui prend cette année un relief particulier puisque cette organisation onusienne célèbre son centenaire.

Quelque part entre science et fiction, l’histoire de nos sociétés industrielles est, dans une large mesure, celle d’une rivalité, schématique : celle qui oppose l’humain à la technique, le robot à l’ouvrier. Sans attendre les imaginaires de révolte ou de domination des cyborgs tractés sur les écrans par Terminator et autres Battlestar Galactica, et dans nos livres par K. Dick ou Asimov, l’homme a en réalité toujours craint son voisin artificiel. Y compris dans des mythes anciens comme celui du Golem, figure argileuse préfigurant le robot. Et cela fait déjà un siècle que ce robot, précisément, a pris le relais, faisant poindre chez l’homme une inquiétante crainte d’être inutile et une peur - irrationnelle ? - d’être remplacé, voire soumis.