Honduras : la langouste au prix de la vie des Indiens

Après sa dernière plongée dans les eaux de la mer des Caraïbes au large du Honduras, Ernesto McLean ne pouvait plus marcher : la pêche à la langouste a eu raison de sa santé, comme de celle de milliers de pêcheurs de la Mosquitia...

"J'ai été pris de nausées, d'une douleur à l'estomac et quand je suis sorti de l'eau j'ai essayé de me mettre debout (dans la barque), mais mes jambes étaient paralysées", a raconté cet Indien hondurien.

Dès l'ouverture de la saison de pêche à la langouste, des milliers de pêcheurs munis de bouteilles rudimentaires ou de compresseurs embarqués dans leurs barques se lancent chaque année à la recherche du crustacé, qui constitue leur principale, voire leur unique, source de revenus pour l'année. 

La saison commence par l'armement de bateaux de pêche et le recrutement de plongeurs dans la population pauvre de Gracias a Dios.

Les patrons de pêche paient aux plongeurs trois dollars la livre (un demi-kilo) de langouste. La majorité du produit de la pêche de la saison, du 1er juillet au 28 février, est exportée aux Etats-Unis.